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Ash Badenboom, le synesthète.

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MessageSujet: Ash Badenboom, le synesthète. Mer 22 Oct 2014 - 19:43





Ash



Badenboum
« Si si, j’vous jure. J’ai une très bonne raison de pisser contre votre porte, m’sieur. C’est, hum… Vous permettez que je remonte ma braguette avant de vous en trouver une ?  »
∞ 42. Juste 42. ∞  
23 ans ∞ Apprenti Holder du vent ∞ Mikoshiba Momotaro de Free ! ∞ Bisexuel ∞ Restaurateur d’oeuvre d’art et critique anonyme à ses heures
"Badenboom” ce sera sans doute, à peu de choses près, le bruit de votre mâchoire qui se ramassera sur le sol lors de notre première rencontre. Véritable tornade ambulante, j'ai cette fâcheuse tendance à scotcher les autres de part tout cet air que je brasse autour de moi. Ça en déconcerte certain, en agace d'autre. Peu m'importe. Qui est le crétin qui a dit que le vent était calme ? Le vent hurle à vos oreilles, s'engouffre partout où il le peut, écrase votre espace vital par sa simple présence. Il est intrusif, pernicieux. Et ce vent-là, cette bourrasque virulente qui vous vrille les tympans, c'est moi. Toujours à bouger, parler, penser, sans ne jamais prendre le temps de se poser. Comme un hamster dopé à la caféine. C'est continuellement la guerre dans ma tête, entre toutes ces sensations et ces tripes mentaux que j'arrive parfois à me taper en solitaire. Une pause ? Pourquoi faire ? Glander n'est franchement pas dans mon caractère. Je me reposerai quand je serai mort. Sauter du coq à l'âne est une de mes spécialités. Parlant à tord et à travers, je suis le genre de gars à piailler tout seul en pleine rue, à danser comme un idiot au beau milieu d'un centre commercial parce qu'il a vu un truc bleu traîner dans le coin et qu'il l'a instinctivement assimilé à une bonne musique.

Facilement remarquable, et pas que par ma couleur de cheveux, la discrétion et moi, ça fait deux. Voir trois les jours de pluie. C'est chiant la pluie, ça mouille. Si vous voulez surfer sur une vague bien what the fuckesque - Chuuut, ce mot existe dans mon dico' personnel. -, je suis votre homme. Allez, viens, on est bien, dans mon monde. J'te jure. Avec un peu de drogue, p't'être même que tu pourras comprendre mes délires. Sinon, je vous conseille de passer votre chemin. Oh, et oubliez toute crédibilité à mes côtés. Je me ferais un plaisir de la détruire. Emmerder les autres, fait partie de mes loisirs les plus jouissifs. Une chose est certaine, j'ai un instinct de survie qui frôle le zéro absolue. Et une concentration digne d'un bulot unijambiste, entre autre chose. Un grand type baraqué qui me beugle dessus parce que j'ai accidentellement uriner sur la roue de sa moto ? - Oui, accidentellement. Hé, vous ne vous rendez pas compte à quel point c'est chiant de se retenir. - Ça m'en touche une sans me faire bouger l'autre. Sans gêne, sans scrupule et sans honneur, je suis aussi égocentrique que j'en ai l'air. Me rendre ridicule en me trimbalant à poil dans un magasin ? Pas de problème. Après tout, le ridicule ne tue pas. Et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Donc, le ridicule rend plus fort. CQFD. Ce qu'il fallait défoncer. Votre argumentaire, en l'occurrence. Hé ho, suivez un peu.

Baignant dans une culture pop'artistique depuis quelques années, j'ai développé une passion maladive pour l'art en règle général. Qu'il soit musical, visuel ou tout simplement sensoriel, une oeuvre reste une oeuvre. Quelque chose de précieux que je me plais à restaurer. Les rares moment où je suis relativement calme. En apparence. Non parce que mentalement, j'suis en train de chanter comme une casserole. C'est quand même un comble de ne pas réussir à chanter correctement, même dans sa propre caboche. Ma synesthésie a sans doute beaucoup joué sur ma passion. Car là où vous ne voyez qu'une toile blanche avec un point rouge dessus, - Ouais, l'art abstrait peut quand même être assez chelou' - , moi je ressens des émotions. J'entends des sons, je ressens le frisson de la liberté. Et je peux aussi me vanter de connaître le goût de la défaite, d'ailleurs. Pour ceux que ça intéresse, ça à un goût d'oignon cru. Dégueulasse.

  Biographie

 

” Tu es sûr de toi Kaah ? “

Le regard légèrement inquiet, j’observe la petite fille qui me fait face. Ces grands yeux noisettes sont emplit d’une certaine terreur, mais elle semble déterminée à retenter l’expérience. Dire que la première fois que j’ai fait usage de mon don de synesthésie partagée sur elle, ses oreilles ont saignées pendant trois heures. Un choc nerveux certainement trop important, pour un si petit corps. Ce n’est pas à l’âge de dix ans qu’on peut apprendre à revoir le monde. Même moi, du haut de mes treize ans, je m’imagine difficilement l’observer avec des yeux neufs. Mon nez se fronce d’un brin de malice alors que je tends mes mains vers elle, paume vers le ciel. Assis en tailleur sur le sol, l’un en face de l’autre, nous nous lorgnons avec perplexité jusqu’à ce qu’elle effleure mes doigts des siens. Les iris de la plus jeune d’entre nous, Kaah, s’éclairent d’une lueur d’étonnement, puis d’admiration. Elle entend d’une nouvelle oreille, elle voit par de nouveaux yeux. Elle observe le monde, comme je le vois. Les couleurs chatoyantes qui éclairent notre chambre sans fenêtre et à quatre lits. Ces mêmes couleurs qui proviennent du violon de celle que nous considérons comme notre soeur, Eph, et de Zeid qui ronfle dans un coin de la pièce.

Depuis notre plus jeune âge, c'est ici, entre nous, que nous apprenons à tester nos différentes capacités. Tous plus ou moins atteint de particularité étonnante, nos souvenirs ne remontent pas assez loin pour se rappeler de l'air extérieur, ou d'une lumière plus éclatante que celle bien fade que nous offre les néons du laboratoire. Eph est atteinte d'autisme, Zeid est bipolaire, Kaah est surdouée. Quant à moi, je suis synesthète. J'observe cette pièce avec des yeux différents de mes soeurs et de mon frère. Nous savons pertinemment que le sang ne nous lie pas. Mais la solitude, si. Ce manque affectif, cette absence d'amour parentale, de présence humaine, tout simplement. Si ce n'est ici, dans notre chambre, nous passons le plus clair de notre temps à passer des tests auprès d'hommes et de femmes en blouse blanche. Ce sont eux qui nous ont donné nos noms. À croire qu'ils les ont piochés dans une soupe alphabet. Preuve en est, s'il le faut, que le savant fou qui orchestre tout ce bordel est d'une inventivité cynique. De simples lettres, pour nous différentier les uns des autres. F, H, K et Z. Allez, un peu de courage les gars, il nous manque des voyelles, là...

________________________

Ça fait trois jours aujourd'hui que Kaah n'est pas revenu dans la chambre. Zeid est retombé en période de dépression, et Eph n'a pas pipé mot depuis son départ en isolement. Elle n'ose même plus toucher à son violon. Je ne vois plus les couleurs de sa musique. Et ça me terrifie. Je tourne en rond dans ce lit qui commence à être trop petit. Quatorze ans. Ça fait quatorze ans que je suis ici, dans cette putain de pièce. Tout du moins est-ce ce que j'ai cru comprendre. J'ai écouté la discussion de deux scientifiques, l'autre jour. Alors que j'étais censé passer un test sportif, j'ai vu des lignes passer devant moi. Des sons que je n'avais encore jamais vu sous cette forme. N'apparaissant d'ordinaire que comme de simples couleurs, je les ai vus en trait abstrait, s'évaporant à quelques centimètres de mon visage. Et je les ai entendus. Ces voix étouffés des deux observateurs derrière la vitre. Comme pris d'une inspiration divine, je les ai simplement touché, et le son c'est amplifié. J'ai pu, très clairement, comprendre ce qu'ils se disaient. Comme si j'avais simplement augmenté le volume. Ils parlaient de nous quatre, des tests qui ne s'avéraient pas aussi concluant que ce qu'ils espéraient, du mécontentement d'un certain "poulpe". Sérieusement les mecs ? C'est une foutue pieuvre qui a décidé de notre isolement ? Fuck it, quoi. Comment un truc aussi immonde a réussi ce coup de maître reste un mystère pour moi. Tout ce que j'ai capté de cet échange, c'est des informations aléatoires, sans grande valeur avec une logique aussi foireuse que la mienne. Hé, ça va. J'suis au courant que je ne suis pas le plus doué de nous quatre. J'en suis même bien loin. Mes yeux se ferment, mais mon corps ne se détend pas.

” Kaah ! “

La voix d'Eph me fait sursauter, la couleur noirâtre de sa peur voilant rapidement ma vue, et je me relève d'un geste brusque sur mon lit. Kaah est bien là, traînée avec peine par une armoire à glace. Zeid reste stoïque, en boule sur son matelas. Cela fait trois jours qu'il pleure non-stop. La crainte et la douleur l'a foudroyé, implacable et impérieuse. J'ai eu beau essayé de faire le pitre, à part me déboîter l'épaule je n'ai pas réussi à lui arracher ne serait-ce qu'un sourire. Il est horrible lorsqu'il déprime. Pas que je lui en veuille vraiment, dans l'absolue. Je sais qu'il n'y peut rien, mais c'est pesant. Le gardien dépose le corps secouée de spasme de notre soeur, au milieu de la pièce. Il renifle, attisant ma hargne sans que j'ose lever le petit doigt. C'est que ça fait sévèrement mal, une épaule déboîtée, vous savez ? La porte claque, et il n'en faut pas plus pour qu'Eph et moi-même accourions auprès de notre amie. Les yeux grands ouvert, elle peine à reprendre une respiration correcte. Son corps se calme, au prix de longue minute d'attente. Pourtant... Pourtant j'aperçois sur son visage un sourire que je ne lui avais jamais vu. Bouffé par la curiosité, je reste mué alors que Kaah articule quelques mots.

" Y'a une sortie... Près de la salle de test... "

________________________

“ Joue pour moi, darling. “

Le brouilleur. C'est mon nouveau surnom entre nous. L'emmerdeur, aussi. Mais ça, c'est pas vraiment une découverte. Cela fait maintenant une année entière que la tentative de fuite de Kaah nous a offert une chose merveilleuse. Quelque chose qui me procure encore des frissons d'anticipations rien que d'y repenser. Elle nous a offert l'espoir. L'espoir de liberté. Le sourire aux lèvres, j'attends avec impatience qu'Eph ne lance sa première note de musique. Je la vois, d'une belle couleur d'azure, se dessiner en ligne fine devant mes yeux. Je l'attrape, la malaxe un court instant, la bloque dans un carcan de silence. Et le violon se tait. Ma grande soeur autiste ne peut plus jouer, quand bien même l'archet continue t-il de glisser sur les cordes. Les yeux de Zeid s'agrandissent de stupeur, ceux de Kaah reflète une fierté qui ne fait que grossir un peu plus mon orgueil. Moi qui considérais ma synesthésie comme une particularité dérangeante, la cause même de ma venue ici, je la vois aujourd'hui comme un don du ciel. Être synesthète, c'est un peu comme être perpétuellement sous champignon hallucinogène, mais en être parfaitement conscient. Et c'est bien cela le problème. C'est parfois flippant, tout ce que l'on peut voir, tout ce que l'on peut ressentir. Mes lèvres s'étirent d'un large sourire, mon nez se fronçant dans une mimique éclatante.

“ Je crois qu’on est prêt non ? “

Eph hoche vigoureusement la tête. Cela fait bientôt dix-huit ans qu'elle est ici. Dix-huit ans perdu entre ces quatre murs blancs. Dix-huit ans sans pouvoir sentir le vent frais dans ses cheveux blonds, sans contempler les lueurs éclatantes du soleil. Pour moi, cela ne fait que quinze ans. Et pourtant j'ai cette douloureuse impression que je n'arriverais pas à tenir plus longtemps. Même Zeid, hors de ses sautes d'humeurs, commence à devenir plus dingue qu'il ne l'est déjà du haut de ses seize années d'enfermement. C'est long. Trop long. Kaah m'a donné plusieurs tâches à accomplir durant cette année de préparation. Elle est maligne. Je crois que l'avoir intégré à ces recherches a été la pire erreur de ce laboratoire. Une année entière pour orchestrer notre fuite, pour qu'elle ne se solde pas par un échec cuisant. J'ai écouté nombre de conversation, bousillé les sens des gardiens les plus retords, percé les tympans de quelques scientifiques un peu trop regardant. Les gens alentours ont tourné, jusqu'à tomber, enfin, sur une équipe plus permissive. Plus facilement bernable aussi. Oh, j'ai eu le droit à quelques séances bien douloureuses d'isolement, enfermé dans une putain de cage, comme un animal. Mais cet espoir m'a gardé éveillé. Ce soir, nous tenterons de nous tirer de cet endroit. Ce soir, j'ai bon espoir de pouvoir sentir la lueur de la lune sur ma peau.

________________________

J'inspire l'air marin. J'entends le son d'une flûte traversière. Je vois du bleue marine derrière mes paupières closes. La peur m'a quitté, aussi sûrement que je ne souhaite plus jamais revoir ce noir intense voiler ma vue. Aujourd'hui, j'aspire à autre chose. J'aspire au bonheur que l'on m'a volé pendant ces quinze années, prisonnier de cette chambre sans fenêtre. Assis à même le sable, je laisse mes doigts glisser entre les grains dorés. C'est une sensation nouvelle. Plaisante. Enivrante. Mon sourire paisible ne quitte pas mes lèvres fines. Impossible de retenir cette envie de vivre à cent à l'heure, ce besoin de rattraper le temps perdu. J'ouvre les yeux, hurlant bruyamment contre la mer qui glisse avec volupté sur la plage. Une envie soudaine, irrépressible. Quelques personnes alentours me regardent avec effarement, mais je me fiche bien de ce qu'ils peuvent penser. Je n'ai pas peur d'être remarqué parmi la foule. Je n'ai plus peur de rien. Je sais que le poulpe me garde à l'oeil, qu'il m'observe très certainement dans mon nouvel environnement. J'ignore pourquoi, mais il me laisse relativement tranquille. Sans doute pour savoir de quoi je suis capable en milieu naturel. Ou alors parce que ces fameuses recherches nous concernant ne l'intéressait plus. Peu importe. Je suis libre, et bien près d'en profiter.

“ Ash, arrête de couiner comme une pucelle et viens travailler ! “

Je tourne légèrement la tête en arrière, un sourire moqueur sur les lèvres. Caïn me lorgne de toute sa hauteur. C’est un vieil homme bourru, au visage buriné par le temps. Mais il reste un type bien, malgré son sale caractère évident. La première personne que nous avons rencontré après notre fuite. Un groupe de quatre gamins est facilement repérable parmi les dunes du désert. Encore plus pour un artiste qui s’amusait, à l’époque, à peindre les dites dunes. Notre évasion ne c’est sans doute pas passé comme nous le souhaitions, mais la vivacité d’esprit dont a fait preuve Kaah nous a sauvé la mise à plusieurs reprises.

“ C’est toi qui gueule, vieille mégère ! “

Une vive douleur m'assaille le haut du crâne lorsque l'homme qui est devenu mon tuteur se met à le frotter du poing. Il me traite de sale gosse, je l'insulte de vieux con. C'est une relation parfois houleuse, mais diablement amusante qui c'est installé entre nous. Pas une simple relation de maître à élève, ça c'est sûr. Il râle bruyamment face à mon caractère, pourtant il s'y est fait, il me laisse faire. La vie réserve parfois des surprises, et Caïn a certainement été la plus joyeuse d'entre toute. Il nous a recueilli, tous les quatre, sans poser la moindre question. Oh, il en a toujours eu envie, je n'en doute pas. Sans doute n'a-t-il jamais osé, cela dit. Si les années se sont soldé par le départ de Zeid pour des contrés lointaines et celui d'Eph dans un groupe de musique réputé de Terraria, Kaah et moi-même n'avons cessé de nous rapprocher. Cela fait maintenant cinq ans que nous sommes libres. Et trois que nous entretenons une relation plus qu'amicale. D'enfant aux grands yeux noisettes, elle est devenue une femme ravissante, à l'intelligence sauvage et au caractère débrouillard. Ce n'est pourtant pas de l'amour. C'est différent. Un attachement profond, indestructible. Un lien invisible qui nous lie tous les deux.

Bouillonnant d’inventivité et de malice, j’ai entamé au coté de Caïn une formation de restaurateur d’oeuvre d’art. À force de le voir les briser malencontreusement au grès de nos voyages, j’ai fini par me faire à l’idée que ce travail me correspond à merveille. Le vieil homme m’a apprit ce qu’était l’art, avec un grand A. J’ai acquis une certaine culture sur le sujet, et une fois de plus, ma synesthésie c’est révélé être un avantage. À entendre ce que l’on voit, à ressentir ce que l’on entend, on finit par vivre chaque oeuvre comme une expérience enivrante et passionnante. Un moyen pour moi de profiter encore un peu plus de cette nouvelle vie, de ces nouveaux horizons qui s’ouvrent à moi. L’année prochaine, j’aurais fini mes études. L’année prochaine, Kaah et moi repartirons sur les routes, en quête d’un souffle vibrant de liberté. Ma liberté a été si durement acquise qu’elle est sans doute ce qui m’est le plus cher, avec elle. Elle et cet espoir qu'elle nous a offert.


   
Pouvoirs & Armes

► Synesthésie auditive - Manipulation des sons ∞ J'ai une vision du monde tellement différente de la votre ! Être dans ma tête serait très certainement un saut à pied joint et sous acide dans un trip de camée anarchiste, pour vous. Sérieusement, même moi je ne vous le conseil pas. Voir les sons, entendre les couleurs, sentir les mots... Tout cela rend ma perception de l'environnement tellement mystique que s'en est parfois flippant lorsque trop d'informations sensorielles arrivent en même temps. Inconsciemment, j'associe des chiffres à des couleurs, puis à des sons. Dites-moi quatre et je verrais bleu tout en entendant la plainte lancinante d'un violoncelle. Partez sur le trois et je sentirais les douces effluves d'un champ de fleur. D'ailleurs, si vous pouviez éviter de me parler du neuf. Il a un goût de poisson pourrit. Tout cela pour en venir aux sons que je vois, que je caresse du bout des doigts, que je peux modifier, aussi. L'enfermer dans une bulle de silence ou au contraire l'amplifier jusqu'à un seuil difficilement supportable. Cela n'est effectif que pour un temps restreint, au vu de la concentration que ça me demande et... Oh un papillon ! ... De quoi parlions nous, déjà ? Ah oui. Je manque cruellement de concentration. Mais mon petit plaisir personnel, c'est de modifier le timbre de voix de ceux qui me font face. Vous voulez voir un mec badass parler comme une pucelle ? Appelez moi. Je me ferais un plaisir d'accéder à votre requête.

► Synesthésie olfactive - Manipulation des odeurs ∞ Là, vous allez me demander : " Mais mon ptit canard en sucre, je comprends pas bien ton bordel là. Ça sert à quoi ? " . Et bien je vous trouve vachement familier tout d'un coup, mais je vais vous répondre. En réalité, ce pouvoir possède deux utilités propres. La première, la plus logique, sera de vous faire pleurer sur votre innocence perdue en position fœtale dans un coin de votre maison. Vous voyez ce pot de nutella sur la table de votre cuisine ? Je suis certain que vous serez bien moins enclin à le finir lorsque vous sentirez cette odeur de déjection en sortir. Toute modification étant aléatoirement temporaire, il me faudra bien entendu réitérer l'opération pour vous dégoûter au maximum. La deuxième, la plus complexe et celle que je foire relativement tout le temps, sera d'essayer de vous habituer à une fringance pour créer une dépendance. Bon, faut être honnête, je dois être le seul taré sur terre à réussir à me doper avec un parfum mais chut. Faites au moins semblant de me croire.

► Synesthésie partagée - Transfert de ses capacités ∞ Vous vous souvenez lorsque je vous recommandais de ne pas entrer dans ma tête ? C'est exactement ce qui est en train de se passer. Et c'est un joyeux bordel, croyez-moi. Vos repères s'effondre, votre perception du monde change. Irrémédiablement, je peux vous faire voir ce qui vous entoure différemment pendant plusieurs minutes. Vous voyez ce que vous entendez, vous sentez ce que vous voyez. Bref, c'est un gros bordel sensoriel que je vous impose par le touché. La première fois est certainement la plus perturbante. Au mieux, vous en serez quitte pour vomir vos tripes pendant trois heures. Au pire, votre cerveau vous fera un magnifique mind fuck et bonjour la belle au bois dormant. Ceci étant, cela reste un pouvoir auquel vous pourrez très vite devenir insensible. Une fois, ça surprend. Deux fois... On s'y prépare.


Il s'éveillera

► Pot d'colle ∞ Permet de manipuler à sa guise la colle et ainsi engluer son pire ennemi au mur. Un pouvoir de petit farceur en herbe. Vous en êtes scotché sur votre chaise, hein ? Je peux comprendre. Rencontrer une personne comme moi n'est pas de tout repos. Vous voir engluer sur votre postérieur, voir à même le sol n'est pas quelque chose de rare, même si étonnamment, cela me fatigue. En dehors du fait que votre allure cloué ne dur que quelques minutes, elle m'épuise rapidement pour une raison que j'ignore. Il faut bien reconnaître que je rayonne en temps normal, que mon allure peut facilement vous aveugler tel un... Attendez. Comment ça, c'est pas mon charisme qui vous colle au sol..?

[À découvrir en Rp]


Écran magique

Yeaaaaah baby ! /sbaf/ Hum, et bien, comme j'ai eu le droit à un stalkage sauvage, des yeux de chatons fris à la vapeur et une crise de larme d'une psychopathe en puissance... Me voilà ! Et ça va swinger, les gens. Je... Je crois que le monde n'est malheureusement pas encore prêt pour mon pauvre petit Ash.
Et sinon, question stupide mais qui me sera d'une grande utilité : L'histoire de l'art est globalement la même qu'Irl ? Non parce que j'ai cherché toussa toussa pis bah. J'ai rien trouvé quewa. En même temps j'dois bien être la seule casse-pied à vouloir savoir ce genre de truc...  ()

Code:
[b]Mikoshiba Momotaro[/b] de [i]Free![/i] est Ash Badenboom.
 




Dernière édition par Ash Badenboom le Mer 29 Oct 2014 - 18:23, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Ash Badenboom, le synesthète. Mer 29 Oct 2014 - 19:11


FÉLICITATION ♥
Oho, un rescapé des labo secrets de Mad ? Je vais te garder à l’œil mon petit ♥

Maintenant que tu es officiellement entré dans le monde de Breath, il te faut remplir quelques paperasses administratives mais facultatives. Toutefois, vaut mieux les remplir quand même. Je te propose donc remplir ton profil et le tenir à jour suivant l'évolution de ton personnage et tout le tralala.

Ensuite, je t'invite à venir créer ton topic de rps et ton relationnel. Et aussi venir chercher ton portable et faire une demande pour créer ton blog !

Note bien que tu peux rejoindre aussi des organisations et participer à des défis ! Bref, tu as de quoi t'amuser avec de nombreuses animations ! Bon rp parmi nous !
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