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Concours #2 | Once upon a hero

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Quelle est votre histoire préférée ?
L'origine de Froënbourg, selon Hermès
7%
 7% [ 1 ]
Le héros qui chassa les vampires, selon Jude-Hayden
36%
 36% [ 5 ]
La Wyverne et la Belle, selon Roderick
7%
 7% [ 1 ]
La grande famine, selon Astrid
50%
 50% [ 7 ]
Total des votes : 14
 

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MessageSujet: Concours #2 | Once upon a hero Sam 14 Juin 2014 - 7:27




Concours #2
« Once upon a hero... »
Voici venu l'heure du concours n°2 que vous attendiez avec impatience ! Ou pas... Bref ! Je vous propose donc ce second concours sur le thème de la place du héros de Froënbourg... Peut-être n'avez-vous pas remarqué, mais il y a une statue, là...

Contexte

Vous vous promenez pour affaires, ou alors vous flânez simplement dans les rues de Froënbourg, paysage méconnu de vos habitudes, ou alors trop habituel à vos yeux, à regarder le ciel clair, en cette période estivale, bien que la neige soit omniprésente à souhait, il fait un peu plus chaud et vous sentez les odeurs de vacances et de tourisme à plein nez.

Et vous ne vous y trompez pas... Car voici qu'un groupe de sympathiques touristes munis de leur appareils photos vous attrape au vol pour vous poser des questions ! Acculé, vous ne pouvez y échapper, mais surtout, ils vous demandent... Que représente cette statue ?

Vous n'avez pas le choix, entre les appareils photos, les regards curieux, les enfants qui avalent vos paroles, vous devez raconter la légende. Vous ne la connaissez sans doute pas, mais n'importe quels bobards est plausible à ce moment-là, vous pouvez leur faire gober n'importe quoi, ou presque, parce qu'ils ne vous lâcheront pas si vous n'y croyez pas dur comme fer...

Annexes

✘ Tout le monde peut se faire attraper par ces touristes, ils sont fourbes ! Pas d'inscription, seul votre post où vous conterez votre version de la légende validera votre participation.
✘ Le but du jeu est de créer une légende avec pour base le héros représenté par la statue. Vous êtes libres de choisir le nom, le physique de ce mystérieux personnage et vous serez jugés par les membres sur votre prestation, l'originalité et la crédibilité du texte.
✘ Les posts de chaque participant ne sont pas liés entre eux par des contraintes de temps. Aussi, le groupe de touristes peut-être totalement différents d'un post à un autre, selon votre imagination.
✘ Un vote sera mis en place à l'issu de cet évènement qui durera jusqu'à mi Juillet, vous avez donc un mois pour participer, et une semaine pour voter.
✘ Un seul post est demandé. Vous pouvez faire participer vos DC, pour ceux qui en ont, afin de proposer une autre version de l'histoire.

Participer

Pour participer, il vous suffit simplement de poster à la suite de ce message, sous hide, afin que les futurs participants ne soient pas trop inspiré par les écritures précédentes. Libre à vous d'imaginer dans quel contexte vous rencontrer ces touristes, comment vous vous comportez avec eux, l'important c'est que vous vous retrouvez acculés au point de ne pas avoir le choix...

Les hide seront retirés pour les votes, bien évidemment.

Si vous avez des questions supplémentaires, n'hésitez pas à m'en faire part par MP ou éventuellement sur la CB.

Soyez nombreux !




Dernière édition par Ian Hopkins le Mar 16 Juin 2015 - 17:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Concours #2 | Once upon a hero Mer 25 Juin 2014 - 17:28

Froënbourg, la ville nordique. Ce n’était pas la ville que je préférais mais bon, on ne fait pas toujours ce que l’on veut dans la vie. Ce fut ainsi que je me retrouvai en vacances dans cette ville, en compagnie de Gabriel et sa femme. Le vampire était en adoration pour cette ville mais jamais, il n’a voulu m’expliquer pourquoi. Cet après-midi, j’avais laissé le couple en amoureux et avait décidé de visiter un peu la ville de mon côté. J’avais vite fait les rues marchandes mais par manque d’intérêt je m’étais tourné vers la vieille ville. Les touristes, comme moi, se baladaient et prenaient des photos de tout. Moi je n’avais pas d’appareil mais j’avais une plutôt bonne mémoire. De tête je pourrais presque vous refaire le plan de Rome mais dans les années avant Jésus-Christ. La Rome antique quoi.

Au bout d’un petit moment mon œil fut captivé par une fontaine, celle-ci comportait en son sommet une statue, la statue d’un grand homme, totalement chauve. Il se trouvait torse nu avec des traces, soit des cicatrices de l’homme en question soit le résultat de l’usure du temps. Il semblait musclé et on ressentait un regard bienveillant tout en étant sévère et juste. Comme Zeus lorsqu’il me disputait.

Ce devait être ma tête mais comme j’étais là, à regarder la statue d’un air pensif, sans rien, des gens arrivèrent vers moi et me bombardèrent de questions sur la statue.
« Qui est-il ? »
« Quel est le rapport entre cet homme et la ville ? »
« Pourquoi il est sur une fontaine ? »
Que de questions auxquelles je n’avais aucunes réponses. Malheureusement aucune échappatoire n’était possible. Les parents me regardaient, les enfants attendaient les réponses avec émerveillement. M’envoler ? Pourquoi pas mais bon après, ça craignait un peu s’ils découvraient que j’étais un Dieu. Comme je me tenais sur mes rollers fétiches, je voyais un peu la taille de la foule devant moi. Enfin, la foule… le groupe plutôt. Il devait peut être y avoir une classe vu le nombre d’enfant et si peu d’adulte avec eux, puis quelques familles, deux trois maximum. J’allais tellement me donner en spectacle qu’Apollon allait en être jaloux.

Je me décalai pour me placer à côté de la fontaine. J’attendais que tout le monde se calme un peu et pris un air très sérieux.

« Il y a fort longtemps, à l’endroit même où vous vous trouvez, il n’y avait rien. Absolument rien. Ce n’était que le froid, la neige, et la solitude. Tout de même, il y avait un tout petit village à quelques lieues de là. Le village était principalement composé d’hommes. Chacun d’eux vivaient en travaillant le bois. Certains étaient bucherons, d’autres étaient charpentiers ou sculpteurs. Deux fois par mois, ils devaient descendre à la grande ville pour vendre leurs marchandises. Les quelques femmes étaient là pour élever et éduquer les enfants, ne pouvant subir le froid des forêts alentours.
Ce village était petit mais très soudé. Tout le monde connaissait tout le monde, chacun aidait l’autre sans rechigner. Plus qu’un village c’était une véritable famille.

Mais comme dans toute famille, des disputes surviennent. Et il y a de ça presque 100 ans, une terrible dispute survint, tellement violente qu’une séparation en découla. La nature de cette séparation fut perdu après qu’un document signant la rupture entre les deux parties de la ville.

Les deux parties ne contenant pas le même nombre de membres, la plus petite dut se résigner à partir.  Elle voyagea durant le long d’une semaine entière et arriva dans une vallée. L’extrémité de la forêt. Un jeune homme charismatique, que tout le monde nommait « Le révélateur » décida d’installer le village ici. Il avait des visions et c’était grâce à l’une d’elle qu’il avait découvert la nature de la révolte. Il savait tout ce qui allait se passer ensuite jusqu’à l’arrivée dans cette partie de la forêt. Il savait aussi que cet endroit allait être lieu de grandes choses. Ainsi il décida de bâtir une ville afin de rendre jaloux le village. Il appela la ville Froënbourg. Pourquoi ? Personne ne le sait ni ne le saura jamais.

Cet homme… n’est pas l’homme qui vous voyez sur cette statue. Lui c’est son fils, « L’ermite », l’histoire ne donne que peu d’informations sur lui, seulement que c’était un homme très intelligent comme son père mais qu’il n’avait pas reçu son nom. Pour ces raisons, il fut renié de sa famille et de la ville. Il resta néanmoins aux alentour de la ville. Lui qui l’avait vu s’élever, il ne pouvait se résigner à la quitter. D’après la légende. Les dieux décidèrent pour saluer son courage de l’élever au rang de Dieu protecteur de la ville.

Voilà, c’est toute l’histoire.»


Je regardai les gens émerveillés. Certains étaient émus. Franchement être le dieu des voleurs, impliquer savoir mentir et sur ce coup là, j’étais fier de moi.

Plus tard je découvrit que c’était juste un jardinier qui avait sauvé le maire de la ville d’une attaque parce qu’il avait oublié de ranger ses balais.
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MessageSujet: Re: Concours #2 | Once upon a hero Ven 27 Juin 2014 - 13:51

concours #2
avec les fuckin' touristes collants
Pour le premier jour des vacances, les rues de Froënbourg était bien animés. Des vendeurs s'étalaient avec leur stand par ci par là pour essayer de vendre des choses comme des "chewing-gum mémoire" et des "plume auto-correctrice" pour les examens de fin d'année. Oui, Jude-Hayden était en vacances, mais ce n'est pas le cas pour les élèves des classes supérieures, et inférieures d'ailleurs. Le brevet d'un côté, le bac de l'autre. Jude-Hayden songea au nombre de personnes qui s'étaient faites avoir par les chewing-gum ou les plumes et s'imagina une centaine d'élèves mâcher vigoureusement pendant qu'ils écrivaient avec une plume rose, bleue ou verte. Il s'imagina aussi la réaction des élèves quand ils découvriraient que ce n'était que des attrapes nigots. Sur ces pensées, il s'éloigna des stands, le sourire aux lèvres, pour rejoindre la Place du Héros, centre de Froënbourg. Ses pas s'incrustaient profondément dans la neige et par moment il avait du mal à marcher, s'enfonçant de plus en plus à mesure qu'il s'approchait de sa destination. Une fois rendu là-bas, il se rendit compte que la neige n'était pas un obstacle suffisant pour les touristes venus admirer la mystérieuse statue. Effectivement, personne ne connait le secret de cette statue, personne ne sait pourquoi elle est là et qui elle représente. Jude-Hayden fixa un instant les appareils photos tournés vers la statue, lançant des flashs à tous bouts de champs, puis tourna la tête et se mit en marche dans la direction opposée, ne voulant pas rester dans un endroit trop fréquenté. Il s'arrêta alors avant d'entrer dans une rue parallèle. Une petite fille, d'a peu près huit années, se tenait devant lui.

Mamaaaaan ! Y a un monsieuuur !

Mince. Pour l'endroit peu fréquenté c'est raté. Jude-Hayden n'eut même pas le temps de faire un geste que le groupe de touriste c'était rassemblé autour de lui, un regard avide gênant sur leur gros visages joufflus. Par politesse il leur adressa un signe de main timide avant de repartir… ou pas. Le cercle de touristes était hermétiquement clos, aucune issue possible. Mince, mince et mince. Ils peuvent pas laisser les gens faire ce qu'ils veulent ? C'est quoi leur problème ?

Dit petit…
J'ai quinze ans.
C'est quoi cette statue ?
Y a marqué "guide touristique" sur mon front ?
Y a acune explication, c'est dommage !
Oui bah c'est pas mon problème.
Alleeeeeez.

Il n'y avait vraiment aucun moyen de s'échapper. Il fallait inventer un truc pour qu'ils laissent Jude-Hayden tranquille. Les appareils photos précédemment braqués sur la statue avait changés de direction et étaient désormais braqués vers lui. Un silence se fit, juste après qu'un des touristes annonce "un passant nous raconte la légende la statue" à sa caméra. Jude-Hayden s'assit sur un banc à proximité et tous les touristes vinrent se regrouper autour de lui. Il soupira bruyamment d'exaspération. C'est qu'une statue, pensait-il.

Bon. C'est bon, je vais vous dire c'est quoi l'histoire de cette statue.

Un murmure d'approbation provint du groupe touristique.

Il se trouve qu'à un temps, Froënbourg était un duché. Il y avait donc un duc, un duchesse et tout le tatoin. Bref. Déjà… La statue que vous voyez là est le dernier duc de Froënbourg.

L'hésitation parcourait la voix de Jude-Hayden. Ce n'est pas aussi facile qu'il n'y parait d'inventer une histoire.

Et qu'est ce qu'il a fait pour avoir une statue ?
Wow, j'y viens, du calme. Bon, et donc pour avoir cette statue à son effigie… Il a… Sauvé Froënbourg.
De quoi ?
De… D'une attaque de… Vampires.
Ca n'existe pas les vampires.
Si ça existe, j'en suis… Je veux dire, ça existait à l'époque où Froënbourg était un duché. Bref, et donc les vampires ont attaqués en pleine nuit Froënbourg, ils faisaient main basse sur tout ce qu'ils trouvaient, mais le duc s'est interposé.
Il s'appelait comment le duc ?
Euh… Porpington. Le duc Porpington. Alors, le duc s'est interposé et il a négocié avec le chef des vampires.
C'était qui ?
Un certain, Greyblue, je crois. Il leur a donné un endroit où ils pourraient habiter et en échange il reprenait les objets volés. Greyblue a accepté.
C'est tout ?
Oui.

Ces touristes n'étaient donc satisfaits de rien ? Boarf, tant pis. N'empêche que Jude-Hayden était assez fier de sa version de l'Histoire, elle n'était pas incohérente, surtout que les vampires existent vraiment.

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MessageSujet: Re: Concours #2 | Once upon a hero Dim 13 Juil 2014 - 20:31


Once upon two heroes
Concours #2

La crinière rougeoyante voletant au gré du vent, tintée de quelques flocons de neiges tournoyant encore en cette saison “chaude”, un filet de fumée planait imperturbable par la démarche de cet homme, qui semblait sûr de lui, laissant la marque de ses pas dans la neige pure. Soudain, un enfant, non, que dis-je, plusieurs enfants s’attroupent autour de lui, l’arrêtant dans son objectif, avec un regard suppliant. L’un d’eux demanda de sa voix enfantine :

« Monsieur ! Monsieur ! Raconte-nous l’histoire ! C’est qui qu’est là ? »

Le regard de l’homme suivit le doigt du marmot pour croiser celui de la statue, froid et mort qui regardait le ciel en brandissant une épée fière. D’un air blasé, il retira la cigarette de ses lèvres, pour finalement soupirer avant de s’accroupir pour être à leur hauteur et ébouriffer les cheveux de celui qui avait parlé.

« Eh bien, eh bien ! Vous ne connaissez pas l’histoire de Baldur le fil d’argent ? »

« Non Monsieur ! Raconte-nous ! »
tous en choeur.

Il se gratta la nuque et sourit d’un air serein, se relevant et prenant la position magistrale de la statue, pour se lancer dans son récit :

« Ah Baldur était le plus vaillant héros que cette contrée ait connu ! Galopant les contrées sur son cheval aussi blanc que la neige, il était respecté de tous. Fier et brillant, il était un homme sage qui guidait son peuple avec bravoure. Mais savez-vous ce qu’il a fait pour arriver à cela ? »

« Non Monsieur ! Raconte-nous ! »
tous en choeur.
« Il a combattu la Wyverne pour sauver sa belle Alwine, prisonnière de ce monstre ! »

« C’est quoi la Wyverne, Monsieur ? »
demanda l’un.
« La Wyverne ? Eh bien, c’est... »

Un instant de silence, l’homme semblait chercher dans ses pensées la réponse à la question.

« Eh bien, c’est un vilain monstre voyons ! »

Il mima l’affreuse bestiole prête à dévorer les enfants, se relevant et tendant les bras d’un air menaçant comme s’il possédait des griffes, et émit un grognement rageux.

« GROAAAAAR ! »

Mais les enfants effrayés se sauvèrent, certains en pleurant. Quoiqu’il en soit, le lion perdit son public, l’air étonné. Il haussa les épaules, reprit une nouvelle cigarette avant de reprendre sa route, le baluchon sur le dos.


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MessageSujet: Re: Concours #2 | Once upon a hero Mer 16 Juil 2014 - 1:02



Froënbourg. Neige en hiver, neige en été. Pour toi, il n'y a pas de grande différence. Certes, il ne tombe plus soixante-dix centimètres de neige, le soleil se pointe un peu plus souvent ; certes, tu peux de nouveau voir tes pieds lorsque tu marches.

Aujourd'hui, tu marches, tu erres dans une Froënbourg un peu moins enneigée, tu fais des traces dans la neige blanche, tu y laisses quelques marques de boue. Il n'y a que les touristes qui aiment la neige. Les touristes et ceux qui ne viennent à Froënbourg que de temps en temps. Pour les locaux, la neige fait trop partie du quotidien pour qu'ils puissent la trouver pure et belle. Pour toi, la neige, c'est un peu comme le vieil oncle alcoolique que personne n'aime vraiment mais que tout le monde tolère.

En général, tu ne mets pas longtemps à reconnaître les touristes, parce que ce sont ceux qui s'émerveillent devant les tapis de neige. Ce sont ceux qui portent des capuches à fourrure et des moufles. Ce sont ceux qui, pendant que tu te trimbales couverte d'une veste et d'une écharpe, semblent à deux doigts de construire un igloo. Ceux qui disent « mais qu'est-ce qu'il fait froid ici ! » ; ils exagèrent, les touristes, en plein été, il vous arrive d'aller autour des zéro degrés. En général, tu ne mets pas longtemps à reconnaître les touristes et tu fais tout pour les éviter. Tu n'aimes pas les prendre en photo devant la place, devoir être aimable. Tu n'es pas une personne aimable.
Si la neige est pour toi comme ce vieil oncle que personne n'aime mais que tout le monde tolère, les touristes sont pour toi comme ce petit cousin aux joues collantes, celui qui mange du chocolat la bouche ouverte. Tu n'aimes pas les enfants. Ils font beaucoup de bruit et demandent beaucoup d'attention. Comme les touristes.

Mais ceux-là ont été plus fourbes, plus discrets, plus vicieux. Tu les avais repérés. Ce groupe de personnes qui s'élançait sur les passants, comme un rapace fond sur sa proie, qui les entourait et questionnait. Tu les avais d'abord pris pour une bande d'enquêteurs pour une quelconque entreprise qui, lassée d'essuyer tant de refus, aurait décidé de prendre en otage les potentiels clients pour qu'ils acceptent enfin de répondre à leurs questions.
Puis tu as vu l'appareil photo que l'un d'eux tenait entre ses mains.

Si tu les as vu, le temps d'arriver jusqu'à la place, se faire rejeter, tu n'as malheureusement pas eu assez d'instinct de survie pour t'échapper. Tu as joué au jeu du « si je ne te regarde pas, tu ne t'intéresseras pas à moi », convaincue qu'un inconnu allait encore t'accoster pour te demander de le prendre en photo devant la statue. Photo que tu gâcherais certainement en mettant par mégarde un doigt devant l'objectif.
Mais ils t'avaient vu. Et tu n'étais pas assez rapide.
On t'interpelle, tu fais comme si tu n'entendais rien, regard par terre, jambes traînantes. Tu te sens épiée. Pire que ça, tu es poursuivie par un père de famille désespéré.

« S'il vous plaît ! »

Tu t'arrêtes et te tournes vers lui, aussi lentement que possible. Si tu ne cherches pas à le faire fuir, tu ne lui donnes pas de raison de rester. Tu n'as pas l'air aimable et ne fais rien pour le devenir.

« Vous êtes de Froënbourg ? »

Tu hoches la tête.

« Est-ce que vous connaissez l'histoire de cette statue ? Ma fille aura certainement un devoir à faire sur ses vacances à la rentrée, vous savez, elle n'a que sept ans, elle aime vraiment cette statue et je ne veux pas qu'elle soit triste, vous comprenez ? »

Non, tu ne comprends pas. Le rapport entre cette statue, la petite fille et le devoir, ce que tu peux faire pour elle. Et surtout pourquoi il se sent obligé de te parler de ça. Tu ne comprends pas.

« Elle voudrait bien pouvoir raconter tout ça à ses copines et à sa maîtresse...
- Et vous... Ne connaissez pas l'histoire, n'est-ce pas ? »

Il hoche fébrilement la tête, sans doute heureux de s'être fait comprendre. Sans doute. Tu n'en sais rien. En réalité, tu t'en fiches. Tu hausses de nouveau les sourcils. Tu n'as pas envie de faire semblant d'être désolée pour lui. Tu voudrais juste qu'il te laisse aller acheter ton sandwich au pâté tranquillement.

« Je ne la connais pas non plus. »

Son monde s'effondre, son visage aussi. Tu le toises, incapable de ressentir ne serait-ce qu'un soupçon de pitié. Tu peux aller manger ton sandwich au pâté, maintenant ?

« Mais vous devez bien vous en souvenir ! S'il vous plaît, vous devez l'avoir connue un jour, tous les habitants de Froënbourg doivent bien connaître cette histoire, et nous allons bientôt devoir rentrer et, hélas !, personne n'a daigné nous répondre à part vous ! »

Tu ne pensais pas pouvoir te dire un jour que ta gentillesse te perdra. Tu aurais dû faire comme les autres, l'ignorer, sans jamais l'arrêter. Mais il en impose un peu, le paternel, c'est qu'il doit bien faire deux mètres et plus d'une centaine de kilos, dont au moins vingt de poils.
Tu sens l'amusement de Loki, encore une fois ravi d'assister au spectacle que lui offre l'humanité. Si tu étais capable de rire de ta situation, tu pourrais sans doute le comprendre. Il est vrai que ce père de famille a le sens du spectacle, avec sa figure bouffie et rougie par le froid, son nez presque coulant et ses yeux de cocker.
Comme si cela ne suffisait pas, sa femme et ses trois morveux vous fixent. Quatre têtes blondes, figées, qui n'attendent que toi.
Et le père qui te fixe de ses yeux de moins en moins mouillés mais de plus en plus sombres. Il va quand même pas te menacer pour avoir son histoire. Si ?

Aide-moi.
Ahahah.

Tu fais semblant d'hésiter.
Ça s'trouve, tu es juste paranoïaque et tu as peur de lui pour rien.

« Mais c'est que... J'ai une très mauvaise mémoire vous savez... »

Loki, s'il te plaît, je sais pas raconter d'histoires moi et j'ai faim.
Ton corps.
Hein ?
Ton corps pendant une journée.
Pour que tu ne me le rendes pas ?
Ton corps pendant une journée et tu auras ton histoire.  
Si je n'ai pas d'histoire, je me brise la cheville, tu ne pourras plus sortir de chez moi. Je sais que tu sors par la fenêtre quand je dors.
…  
Tu penses que je n'en suis pas capable ?
Tout ça pour ne pas dire non à un pauvre être humain.  
Il a une main qui fait deux fois ma tête et semble être à bout, je ne veux pas m'en prendre une.

Tu fixes l'étranger, fais mine de réfléchir, regardes tour à tour sa tronche bouffie et la statue du héros.

Pourquoi devrais-je te raconter une histoire que je ne connais pas ?
Parce que tu racontes toujours des histoires à dormir debout.
Serais-tu en train de t'énerver ?
Non, désolée, pardon, raconte ton histoire, tu es meilleur que moi pour en inventer. Je me casserai pas la cheville, j'ai juste envie qu'il me laisse tranquille et je sens que si je ne lui dis rien il va me tomber dessus.


Tu sens que l'autre s'impatiente, tu sentirais presque l'adrénaline réveiller un à un chacun de tes muscles. Les yeux rivés sur les grandes mains de l'étranger, tu marmonnes que tu penses te souvenir, que ça y est.

« Mais je vous préviens je raconte très mal les histoires alors je risque d'avoir du mal à la finir, parce qu'il va falloir que je me souvienne des détails, ça va pas être facile. Puis quand je parle je cherche souvent mes mots c'est normal ça m'arrive tout le temps. »  

Le gros père de famille fait signe à sa tribu qui se téléporte à ses côtés. La gamine ouvre grand ses oreilles et toi, tu ouvres grand tes narines, afin de respirer. Toi qui te fous de tout, tu as bien du mal à rester indifférente à cet instant. Ce doit être parce que tu as l'impression que ce paternel s'est un peu trop approché de toi, qu'il te regarde méchamment. Il n'en est peut-être rien, peut-être que tu paniques toute seule.

Tout ce que tu voulais, toi, c'était un sandwich au pâté.

Loki ?
Il y a bien longtemps, quand Froënbourg n'était pas encore la grande capitale qu'elle est devenue, quand la neige fondait en été, la famine s'installa dans la ville.

« Alors c'était y'a longtemps, quand il n'y avait pas grand chose ici, les gens ont commencé à avoir super faim et euh... euh... »

Les femmes abandonnaient leurs enfants à la naissance pour ne pas avoir de bouches inutiles, les hommes se tuaient dans les champs, …

« et euh... »

… les plus pauvres mouraient dans les caniveaux après avoir vendu meubles et maisons pour s'acheter de la nourriture.

« Les enfants mouraient, les pauvres aussi, les mères abandonnaient leurs enfants, les gens vendaient tout ce qu'ils avaient parce que la nourriture était chère et... »

Te concentrer sur ce que dit Loki te demande beaucoup plus de ressources que ce que tu aurais pu penser. Faire semblant de réfléchir, de chercher tes mots. Trop de paramètres à prendre en compte en même temps pour quelqu'un qui ne voulait qu'une chose : un sandwich au pâté.

Les dirigeants étaient face à un dilemme. Devaient-ils intervenir au risque de créer des émeutes ? Demander de l'aide au risque de se la voir refusée ? Laisser le peuple mourir ? Le peuple, lui, se divisait. Les voleurs se faisaient de plus en plus nombreux et bien riches étaient ceux qui profitaient de tout ceci pour vendre à prix élevé quelques abats et quelques fruits séchés.

« Les plus riches ne savaient pas quoi faire. Il y avait de plus en plus de voleurs, c'était terrible. Ceux qui avaient de la nourriture faisaient fortune sur le dos des plus affamés. »

Tout ceci vint aux oreilles du plus riche des hommes de Terraria, originaire de Froënbourg, il avait quitté la capitale pour faire grandir son commerce. S'il était riche, ça ne l'empêchait pas de travailler dans ses champs, pour participer à la production.

« Et à Terraria y'avait un homme qui venait de Froënbourg, très riche, le plus riche, qui y avait fait fortune. »

Malheureux d'apprendre que sa ville natale, si chère à ses yeux, était en train de tomber, il voulut faire quelque chose !

« Et il l'aimait, sa ville natale, alors... »

Il eut une idée. Une ingénieuse idée. Puisqu'il ne pouvait transporter des caissons remplis de céréales seul, il alla les charger dans des charrettes derrière du bétail. Son voyage dura des jours et des jours, fut terriblement difficile. Le peuple de Froënbourg allait mal. Terriblement mal.

« Et donc bah... il savait pas comment faire quoi. Donc il a chargé les vaches de céréales et a commencé à marcher avec elles durant des jours et des jours. Puis...  »  

C'est alors le peuple vit arriver cet homme, le héros de Froënbourg, Ulrich de son prénom, nom oublié, blond comme les blés qu'il apportait, fort comme les bœufs, entouré de vaches et des taureaux, suivi par des moutons. Les vaches et les taureaux tiraient des charrettes de blé et de maïs, d'orge. Il les avait menés jusqu'ici.  
Tu n'abuses pas un peu ?
Tais-toi et raconte.

« Ulrich, il s'appelait Ulrich, le héros de Froënbourg. Ulrich est arrivé, avec son bétail et ses céréales et a distribué ce qu'il avait au peuple de Froënbourg. Et donc... »

Tous l'acclamèrent. Dirigeants dépassés et peuple affamé, tous unis dans un même applaudissement. Il fut considéré comme un héros, un véritable altruiste, qui avait sacrifié la moitié de son immense bétail et de ses récoltes pour venir en aide au peuple. Et ce sans demander la moindre compensation.
Ton histoire est...
Tu voulais une histoire, tu en as eu une. Une légende est forcément romancée.

« Et donc voilà, il a été considéré comme un héros, parce qu'il a fait tout ça gratuitement, juste pour avoir le sentiment d'avoir servi à quelque chose dans sa ville natale qu'il chérissait tant. Il a donc eu le droit à sa statue, pour avoir permis à Froënbourg de ne pas tomber. Il paraît que le restau, là-bas, a pris son nom. C'est le fameux restau d'Ulrich, qui sert des steaks du même type de vache qui a servi à sauver le peuple de Froënbourg. Ah puis. Si vous vous demandez ce qu'il est devenu, il est mort à cause d'un sanglier l'année suivante. Il paraît que le sanglier a été servi sur les tables de Froënbourg aussi. Mais c'est que ce que la légende raconte, ça. »

Tu aurais pu t'abstenir. Mon histoire est gâchée.
'faut bien apprendre à ces gosses qu'ils auront beau faire les choses les plus gentilles du monde, ils seront pas plus épargnés par la vie que les autres.


La famille se tait.
Elle te trouve certainement étrange. Sûrement à cause de ton récit entrecoupé. Même si tu as tenté de rendre les choses aussi naturelles que possible.
Sans attendre, tu replaces la capuche de ton sweat gris sur ton crâne et t'éloignes, rapidement.
Qu'on ne te dise pas que tu ne l'as pas mérité, ce sandwich au pâté.
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MessageSujet: Re: Concours #2 | Once upon a hero Mer 16 Juil 2014 - 8:28

Le concours est terminé !


Merci aux participants !

Je vous invite désormais à voter pour le RP que vous avez préféré, en prenant en compte en premier lieu de l'originalité du récit. Tout le monde peut voter, bien sûr.
Le grand gagnant remportera une peluche taille réelle de Mad un antidote à la Crimson le droit de rejouer un bon d'achat  au Shop Time qui vous permettra d'acheter un objet de votre choix.

Merci de ne pas répondre à la suite de ce message ~
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MessageSujet: Re: Concours #2 | Once upon a hero Sam 26 Juil 2014 - 14:19

Les votes sont terminés !


Et c'est Astrid notre grande gagnante à la majorité !

Bravo à elle qui remporte donc le droit d'acheter un objet de son choix dans le Shop Time sans prêter attention aux paliers !

A bientôt pour le prochain concours et merci à tous les participants et voteurs !
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Concours #2 | Once upon a hero

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