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Let's just steal like we did before - Kaëlan

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MessageSujet: Let's just steal like we did before - Kaëlan Lun 14 Déc 2015 - 17:13


And then we get divorced



Jouer des tours Hugi c'est un peu dans tes plumes, un de tes grands partenaires de jeu c'était Loki quoi. T'as tout appris du meilleur. Quand tu t'envoles dans le ciel tu gardes un œil pour surveiller le sol. C'est cet œil-là qui te sert à jouer des tours et à embêter les grandes personnes. C'est un truc que Loki t'a appris : être prêt à tout (et surtout au grand n'importe quoi) tout le temps.
Ça t'amuse Hugi de surveiller le sol depuis le ciel. Si tu retenais tout ce que tu voyais, t'en aurais des secrets à éventer, des adultes à mettre mal à l'aise face à leurs propres conflits entre apparences et désirs.
Mais bon tu ne retiens que ce qui te semble intéressant et les grandes personnes dignes d'intérêt sont rarement celles qui s'étalent au grand jour. Toi t'aimes les trésors, que ce soit des gens ou des choses et les trésors ça se cache. Alors dans ce grand monde qu'est Breath ça arrive souvent que des gens crient parce que tu voles à l'intérieur. Ça fait peur un corbeau tu sais ? C'est noir, les gens ont peur du noir.
La semaine dernière tu as trouvé un bâtiment tout noir à l'intérieur. C'était drôle, tu frôlais les grandes personnes et elles hurlaient ne pouvant pas te voir. Tu étais une ombre dans le sombre et cela avait quelque chose de chaotique, d'horriblement et d'amusement familier.
Une des grandes personne qui était présente t'as fait beaucoup rire. Elle portait un objet pour voir mieux mais dans le noir ! Ça ne sert strictement à rien ! Tu l'avoues sans peine Hugi (et avec beaucoup de rire) que tu t'es empressé de lui prendre l'objet magique (sinon comment ça marche, soyons sérieux ?).
Puis tu l'as observé encore et encore à se manger les murs comme une machine cassée, que c'était drôle ! Tu as eu l'impression que jamais au grand jamais ton rire de corbeau n'allait s'arrêter. Tu t'es baladé un peu ailleurs, tu lui as fait des infidélités mais c'est si rare une grande personne aussi drôle que tu ne l'as pas oublié. Et t'es revenu.
T'es revenu et aujourd'hui elle a l'air triste, elle ne bouge pas. Alors toi Hugi tu vois ça de loin, ni une ni deux tu te ramènes avec son objet magique, tu rentres le temps d'une porte ouverte vif comme une feuille morte. Tu t'approches à petits pas de corbeaux – tap tap tap tap – et d'un coup d'ailes les pose à côté d'elle.
Et tu attends, tu attends frémissant qu'elle les voit et que ton rire puisse encore retenir encore et encore dans ce bâtiment plein de noir où t'as l'impression d'être le corbeau le plus fort du monde.



by Astrid



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MessageSujet: Re: Let's just steal like we did before - Kaëlan Ven 18 Déc 2015 - 22:00




L'horizon du ciel crépusculaire s'étalait à perte de vue, infini, ou paraissant l'être, et Kaëlan l'aurait bien contemplé encore longtemps avec émerveillement, s'il n'avait pas oublié un objet censé tenir sur son nez, qu'on appelait lunettes. Il plissa ses yeux à l'extrême, se donnant un air pitoyablement ridicule, pour essayer de distinguer ne serait-ce que le corbeau posé sur l'immeuble d'en face, tâche sombre et floue dans le paysage, mais il avait apparemment oublié que c'était chose quasi impossible puisqu'il ne voyait absolument rien de loin sans ces maudites lunettes qui s'étaient littéralement envolées, disparaissant de sa vue d'un jour à l'autre. Le problème était de savoir où. Kaëlan, les yeux rouges et brûlants, fumant devant la fenêtre ouverte -il avait dû chercher son paquet de cigarettes à tâtons pendant au moins un quart d'heure. Elles se trouvaient sur un tas de livres posés en vrac dans un coin de la pièce- se demandait bien où il avait pu les poser. Il n'arrivait vraiment plus à se le remémorer, et elles n'étaient visiblement pas sur son crâne ou à leur place sur son nez, sinon il s'en serait rendu compte. Voilà quelques jours qu'il les cherchait, puis oubliait par courtes périodes qu'il devait les chercher et se cognait un peu partout en grommelant quelques secondes pour le membre qui se retrouverait bientôt avec un nouvel hématome.

Kaëlan, le regard vide et larmoyant -forcément, il ne voyait pas grand chose- tira une dernière bouffée de nicotine et écrasa son mégot de cigarette dans le cendrier. Ah... Dans la vie, on ne se rendait compte des choses importantes que lorsqu'elles disparaissaient, se disait-il avec mélancolie. Le gardien de musée avança la montre accrochée à son poignet à la hauteur de son nez. 18h30. Il faisait nuit assez tôt à cette période de l'année. Il était temps de fermer le musée et de rentrer. L'homme ferma la fenêtre, non sans difficulté, se cogna contre le bureau, renversa des choses qui traînaient par là, se prit une table, plusieurs murs, et sortit de la pièce en refermant tout derrière lui. Habituellement, il voyait tellement bien... Là, c'était juste impossible, et il craignait de casser quelque chose. Il ne voulait même pas imaginer combien il devrait débourser pour rembourser les instruments et autres bidules importants du musée. Kaëlan parcourut le musée à tâtons pour enfin trouver son chemin, fermer tout ça et... revenir ensuite à son bureau, ne se souvenant plus de s'il avait fermé la fenêtre ou non. Puis il avait assez risqué sa vie sur les routes, ces derniers jours. Mieux valait s'éviter un séjour à l'hôpital, et le fait qu'il soit encore indemne relevait presque du miracle.

Ne sachant plus pourquoi il s'était retrouvé ici, il ouvrit la fenêtre de nouveau, la nuit tombant peu à peu dans l'horizon. Le clair de lune éclairant la pièce, l'homme était décidé à passer la nuit ici-même, à chercher ses précieuses lunettes, tout en profitant de la quiétude de la nuit pour étudier quelques cartes du système solaire, ou du moins des livres concernant l'astronomie, dès qu'il retrouverait l'interrupteur de la lampe de bureau. Au pire, il avait laissé quelques livres dans un coin. S'il n'avait pas oublié où il avait bien pu les poser, eux aussi. Il s'affala dans son fauteuil de bureau en fermant les yeux, se passant une main sur le visage en soupirant, un peu angoissé. Sérieusement. C'était la première fois qu'il perdait quelque chose aussi longtemps. D'habitude, ça lui revenait toujours. Pourquoi pas maintenant ? Kaëlan passa une main dans ses cheveux, la mine soucieuse. Il ne savait plus. Pour changer... Il devait être particulièrement fatigué ces derniers temps. Qui sait. Un bruissement d'ailes. Il n'y fit pas tout de suite attention. Kaëlan, quelques minutes plus tard, ouvrit enfin les yeux. Un mouvement en face de lui. Son regard se dirigea instantanément vers son origine.

Tel ne fut pas son étonnement de trouver une tâche noire, posée sur le bureau, au milieu d'une liasse de papiers, à côté de... n'étaient-ce donc pas ses lunettes ? Enfin, c'était bien quelque chose qui en avait la forme et la brillance. Il tendit la main et saisit enfin l'artefact perdu depuis des siècles, pour enfin les poser sur son nez légendaire. Et là, le paysage redevint tout de suite plus net. Kaëlan poussa un soupir de soulagement. Aah... C'était bien mieux comme ça... Tiens ? Voilà que la tâche noire en forme d'oiseau s'était métamorphosée en un corbeau aux plumes bien majestueuses. L'homme n'osa pas bouger, craignant de faire peur à l'animal. Mais ce dernier ne bougea que peu, semblant même... l'observer ? Non, il devait se faire des idées. Quoique... il avait entendu parler d'animaux pouvant prendre apparence humaine, ces derniers temps. Kaëlan passa ses doigts sur sa barbe naissante et ouvrit la parole.

-... Dis, le corbeau, t'es venu là pour me ramener mes lunettes ? Quoique... Attends, il me semble que les corbeaux aiment les choses qui brillent... mais ça n'a pas de sens... tu n'irais pas me les rapporter... à moins que tu ne sois... mais non, je délire... je les ai laissées là et les ai oublié... c'est bien mon genre, ça...

Perdu dans ses réflexions, le gardien du musée observait d'un oeil très curieux l'animal. Puis se sentit très idiot de parler avec un corbeau. Il avait beau avoir entendu parler de ce genre d'animaux, les rumeurs allaient de bon train ces derniers temps, alors il ne saurait dire si ces fables avaient été inventées par des petits malins, ou si elles étaient réelles. Il se mit à rire de sa bêtise, se levant pour aller chercher un livre sur les constellations dans la petite bibliothèque de son bureau.

-Mais qu'est-ce que je raconte, moi... Même toi, tu dois te moquer de moi, corbeau.

Kaëlan, posa le livre sur le bureau, s'assit de nouveau et continua à parler malgré lui, la présence du corbeau dans la pièce ayant apparemment le même effet qu'un maître qui parle à son chien, ou une fille qui confie ses secrets à son chat. Ridicule.

-Ouais... En ce moment, on vit en plein délire... Tu y crois toi ? L'existence de la magie et des magiciens a été prouvée, il y aurait des vampires... et même des dieux... des dieux ! C'est absurde !

Ses traits se tendirent légèrement. Il tourna la page de son livre, ne s'intéressant qu'à moitié à son contenu, perturbé. Il joignit et croisa les doigts, pour ensuite y poser son menton. Il murmura d'un air pensif et étonnement nostalgique.

-Des dieux...

Puis il se ressaisit, se rendant de nouveau compte qu'il parlait à un corbeau. Un cor-beau. Kaëlan soupira et le silence se fit. C'était pathétique... Il se replongea sur ses constellations, soulignant, prenant des notes avec grand intérêt.

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MessageSujet: Re: Let's just steal like we did before - Kaëlan Ven 22 Jan 2016 - 23:30

So happy in the morning



Hugi n'est pas un stupide canard, non c'est un corbeau pur sang, comme tous les corbeaux Hugi tu ne te rend pas compte à quel point un corbeau peut être différent d'un canard. D'abord les canards font « coin » tandis que les corbeaux croassent et désolée de te dire ça Hugi mais les canards ont inspirés des chansons beaucoup plus connues tandis que les corbeaux n'inspirent que les émos. Et puis bien entendu les canards mangent du pain et les corbeaux des cadavres, un canard c'est mignon (si on veut) un corbeau ça fait peur et on pourrait continuer pendant des heures.
Pourtant soyons sérieux deux minutes, vous n'êtes que des piafs.
Et un piaf peu importe son nombre de millénaires reste un piaf.

Toi Hugi t'es vraiment une tête de piaf. Tu penses à beaucoup de choses en même temps, à des milliers de choses et de trucs et de machins auxquels les humains et autres créatures ne pensent pas. Là maintenant à la millisecondes près, alors que tu es posé sur un bureau capharnaomique (sisi ce mot existe dans la tête d'Hugi pourquoi vous avez un problème ?) dans ton crâne de piaf il y a une réflexion sur l'espace-temps, sur les nuances de couleurs d'un feu de cheminée mélangées à celle de la fumée, puis il y a aussi des rires qui résonnent et des échos de ce qui a été oublié et ne devrait pas l'être mais qui doit le rester tout de même et des mouvements en suspension, comme des respirations qui ne cessent jamais de t'apporter des sortes insaisissables des sensations que tu touches du bout des plumes sans jamais y parvenir.
Tu détiens des savoirs cachés en toi pour lesquels l'humanité se damnerait. À côté de ça t'es pas foutu de te souvenir que PUTAIN HUGI T'ES SENSE RESTER DISCRET. Tu sais ce proverbe dont tu ne te souviens pas parce que les proverbes ça te soûle 2000, ce proverbe qui dit « que la chance sourit toujours aux imbéciles ? », ben c'est tout toi.
C'est à se demander comment aucun chasseur ne t'ait pas déjà zigouillé.

Le bonhomme parle tout seul et cela capte ton attention. Les mots s'envolent de sa bouche et s'entrelacent dans les airs. Aujourd'hui est une bonne journée tu peux voir les mots, tu peux les lire c'est si rare que tu te souviennes d'un machin aussi scientifique (oui la lecture c'est de la science) et ils sont beaux ses mots. Ce sont des mots qui essayent d'atteindre une destination dont ils ne savent rien, ce ne sont des mots pour personne et c'est ça qui est beau ils ne sont pas dans un but, ils n'ont pas une utilité ils se contentent d'être là en suspension dans l'air, à faire vibrer  tes tympans, à exister.
Ça fait brûler ton corps de voir des jolis choses comme ça.
Et t'as envie de leur répondre à ces mots de les cajoler et de construire une famille de mots merveilleux avec eux.
Alors tu fais ce que tu sais faire le mieux pour apparaître des mots.
Tu abandonnes le corbeau rieur quelques instants parce que les corbeaux ne savent que faire des chants sans paroles, ils ne savent pas créer des mots d'hommes.
C'est pourquoi tu aimes tellement les hommes Hugi, pour les mots, pour les sourires et les dents (non parce que leur cuisine est détestable).

Parce que oui c'est bien toi qui lui ai volé ses lunettes (son objet magique quoi, les humains se compliquent tant la vie).
Parce que oui tu te moques de lui, parce que c'est amusant de se moquer, tu ris devant ses facéties, devant ses hésitations, tu ris Hugi parce que toi tu sais alors qu'il ne sait pas et peu importe à quel point cela t'emmerdes quelque fois il faut avouer qu'être sûr de soi est une joie constante. C'est la vie qui t'ouvre ses bras tout le temps, à chaque instant, indéfiniment. Qui pourrait ne pas aimer ça ? Alors oui le corbeau sur le bureau rit à gosier déployé.
Et quand le bonhomme parle des dieux Hugi tu t'en roulerais par terre, à mourir de rire, à mourir étouffé par le rire qui te secoue de partout, si les corbeaux pleuraient de rire tes yeux seraient un océan.
Tu n'es pas gentil Hugi et aujourd'hui une envie de jouer avec cet adulte naïf, avec cet adulte doux dont tes yeux ne te disent que du bien, comme quoi il ne te fera pas de mal, dont les mots promettent des belles choses auxquelles tu veux croire et avec ce rire qui s'éparpille dans toute la pièce – cette envie t'envahit tout entier.
Mais le corbeau te gène.
C'est triste d'y penser, que le corbeau vient à te gêner parce qu'il n'y a pas d'autres corbeaux avec qui jouer et que les humains sont si eux-mêmes que tu ne peux t'empêcher de toujours revenir vers eux te brûler les ailes et le cœur.
Alors ton rire de corbeaux s'éteint Hugi quand il vient à se taire après la magie et les dieux  parce que toi t'es magique Hugi et t'as comme une envie de lui montrer qui s'ajoute à celle de t'amuser et elles dansent toutes deux sous tes yeux.

Tu sautes du bureau. Et le corbeau se transforme en humain mais pas en enfant. Tu as l'automatisme de vouloir ressembler à ce qui te plaît. Il est vrai que tu préfères les enfants et tu as donc tendance à prendre leurs traits rond, leurs lèvres boudeuses et leurs yeux brillants. Leur petitesse est plus proche de la tienne et tu t'habitues mieux à un corps d'enfant, moins de casse, tu peux bouger et vire-volter sans craindre de te cogner.
Bien sûr ça fout des plumes partout mais tu juges que vu le bazar de la pièce ça fera de la décoration et ça passera même totalement inaperçu sisi.

« C'pas du délire c'est que la vérité. Je ne mens pas. Je suis Hugi ! Je suis un corbeau magique et même qu'il ne faut as le dire mais ne pas dire les choses c'est lourd et j'aime être léger pour voler dans le ciel. J'ai pris ton objet pour voir dans le noir parce que c'était marrant de te voir te bouffer les murs.. »

Tu fais ce que toutes les têtes de piaf font Hugi : tu piailles. Tu te rassois sur un bout de bureau, ton corps trop grand, pas habituel qui te gène, balançant tes jambes qui touchent presque le sol même comme ça alors que d'habitude ça te donne presque l'impression de voler.
Tu sais pas pourquoi t'as pris un corps de grand mais ça avait l'air important, c'était écrit dans l'air ou peut-être dans les lignes de sa main.

« Tu veux bien continuer à jouer avec moi même si t'as pas l'air d'aimer la magie ? »

Tu dis ça en penchant la tête en arrière, en regardant le plafond, tu peux y voir les mots qui continuent de danser et t'as envie de chanter pour les accompagner. C'est pour ça que tu piailles, que tu parles vites et jamais sur le même ton : chacun de tes mots est la note d'une partition le cœur qui bat violemment dans ta tête. Pour toi le monde entier est un terrain de jeu sonore et coloré.



by Astrid



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Dernière édition par Hugi Nevermore le Lun 25 Avr 2016 - 21:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let's just steal like we did before - Kaëlan Mar 26 Jan 2016 - 11:39


Cette constellation se trouvait ici, non loin de la Grande Ourse... Et puis, celle-là était juste là, tout près d'Andromède... quoique... si ses souvenirs étaient bons, il se trompait peut-être. Le gardien, en plein doute, se gratta la tête avec un air perplexe, les sourcils froncés. Étrange... Il aurait juré que cette dernière se trouvait sur ce point là de la carte des constellations... Il aurait bien vérifié directement dans le ciel, mais il ne faisait pas encore assez nuit pour pouvoir le faire. Etait-ce ce livre qui l'induisait en erreur, oui lui-même ? La deuxième solution paraissait être, de toute évidence, la plus probable, mais Kaëlan refusait de s'avouer vaincu tant qu'il n'avait pas une preuve de sa potentielle erreur, quelque chose pour corriger le petit défaut de mémoire qui aurait pu altérer la qualité de ses connaissances personnelles en la matière. Il posa le livre et se mit à fouiller dans les tiroirs avec une énergie soudaine, comme si on avait remonté le mécanisme d'un automate abandonné dans un coin d'une boite à jouets. Après quelques minutes de recherches acharnées et de papiers volant dans la pièce, il finit par trouver ce qu'il recherchait: deux ou trois cartes des constellations selon plusieurs auteurs différents. N'importe qui se retrouverait perdu face à tant de documents et de cartographie, tant de constellations dessinées ensembles sur une même feuille, mais l'amnésique s'y connaissait assez pour s'y retrouver dans ce fatras de lignes, comme il s'y retrouvait très bien dans son bureau, où le chaos régnait. Ces deux sujets faisaient partie des choses rares qu'il n'oubliait pas facilement.

Toute sa concentration accaparée par ses documents poussiéreux, il en oublia même la curieuse présence du corbeau ne ressemblant pas à son bureau qui, de temps à autres, s'agitait sans que Kaëlan n'en ait cure. Et pourquoi donc un corbeau ressemblerait-il à un bureau ? Cette question n'avait de sens que pour ceux qui reconnaîtront la discrète -qui ne l'est plus- référence à une oeuvre littéraire classique qui traversa les âges, et risquait fort de continuer à le faire vu sa popularité. Mais trêves de culture littéraire, car, si étonnant que cela puisse paraître, il se passa quelque chose d'assez étrange dans la pièce. Un ahurissant plot twist qui, contrairement à vous qui vous êtes fait spoiler la suite, surprit grandement le gardien maladroit aux cheveux bien trop blancs pour son âge pas si avancé que ça. Un étonnement à un tel point qu'il en aurait presque perdu ses lunettes une seconde fois. Un son de bruissement d'ailes avait attiré son attention, aussitôt suivi de quelques plumes ébènes qui se posèrent silencieusement sur son bureau, ainsi que dans toute la pièce, s'éparpillant aux quatre vents.

Quand Kaëlan leva le nez de ses papiers, il manqua de tomber à la renverse, ayant effectué un brusque mouvement de recul sur sa confortable chaise de bureau. Ce qui n'arriva pas, fort heureusement. Seules ses lunettes en avaient subi les conséquences, glissant tout au bout de son nez. Tenez-vous bien... Un jeune homme aux cheveux noirs, assez fin et un sourire malicieux aux lèvres, ainsi que des yeux laissant transparaître un quelque chose d'enfantin, une candeur presque surprenante de la part d'un jeune homme, se tenait derrière son bureau. Une plume était restée posée sur sa tête. Normal. Kaëlan, la bouche semi ouverte, redressa lentement ses lunettes sur son nez. Il se contenta d'écouter l'intrus parler, bouche bée... quoi ? Un corbeau magique... ? Hugi ? Objet pour voir dans le noir ? Kaëlan se détendit légèrement et sourit à l'inconnu avec politesse, sourire qui exprimait surtout à quel point il était paumé, actuellement. Ça y est, on l'avait perdu. Oh, pas complètement, puisque sa curiosité commençait à se manifester... Il lui fallait cependant un certain temps pour assimiler ces quelques informations. S'il avait bien compris, ce corb... cette personne venait de lui apporter la preuve de ce qu'il avançait en s'extasiant, émerveillé par la découverte d'un monde magique qui jusqu'ici ne relevait que du mythe pour lui. Et il venait également, s'il ne se trompait pas, de lui confirmer que les créatures dont il avait parlé existaient, à moins qu'il ne se réveille, endormi sur un tas de papiers, peu de temps après avec la déception d'avoir rêvé.

Le gardien du Musée des Etoiles s'affala en arrière sur son siège en soupirant et planta ses yeux dans ceux de l'homme potentiellement corbeau.

-Ah... C'était donc toi, la disparition de mes lunettes...

Puis il se ressaisit. Le voilà qui discutait avec cet inconnu comme s'il l'avait toujours connu, et comme si son apparition mystérieuse et soudaine était parfaitement normale. Il se reprit, la raison reprenant temporairement le pas.

-Enfin... Je suis plus stupéfait qu'en colère contre toi, si tu veux mon avis. De toute façon, même sans ta contribution, je les aurais encore perdues un jour ou l'autre, ça fait partie de mon quotidien. Enfin, si tu pouvais éviter de multiplier mes chances de ne pas les retrouver...

Il fallait croire qu'il était incapable de réagir avec le sens commun dont tout le monde parlait, et se plaisait à discuter de choses censées être impossibles pour un esprit rationnel. Esprits rationnels qui, ces derniers temps, avaient dû démontrer l'existence de ces gens magiques, et qui avaient réussi, puisque certains de ces individus s'étaient plu à s'exprimer, se revendiquer comme tel, et l'avaient maintes fois montré à la télévision ou sur internet. A leurs risques et périls, car Kaëlan se doutait bien qu'ils n'étaient pas hors de danger. Il imaginait bien que des idiots ou des chasseurs les chasseraient toujours avec véhémence, sous prétexte qu'ils étaient différents. Il croisa les bras, un peu perturbé par la présence du jeune homme, mais également plongé dans ses réflexions sur l'existence de la magie ainsi que des divers individus et créatures magiques. Kaëlan continua calmement.

-Euh... Hugo, c'est ça ? J'ai dit que je n'aimais pas la magie ?

A vrai dire, il avait déjà oublié les mots qu'il avait prononcés dans son monologue avec l'animal. Peut-être qu'il avait prononcé ces mots. Ce qui l'étonnait grandement. Il préféra corriger, tout en rangeant vainement quelques uns des papiers qui traînaient par là, pensif, puisqu'il était au moins certain de savoir quelle était sa pensée sur le sujet.

-C'est... plus compliqué que ça. Je ne déteste pas la magie. En fait, je trouve ça à la fois merveilleux de pouvoir vivre dans un monde où des corbeaux peuvent se métamorphoser en humains, mais aussi... un peu effrayant. J'ai plusieurs raisons à ça, mais je suis assez confus sur le sujet.

Oui, il était parvenu à trouver des raisons logiques à cela. Par exemple, le fait qu'il puisse y avoir plus de conflits dans le monde qu'il n'y en avait déjà, ou bien le fait qu'il devait aussi exister des êtres magiques dangereux qui n'étaient pas régulés, et qu'il serait impuissant s'il faisait face à l'un d'eux. Néanmoins, il manquait la pièce centrale à la résolution de cette énigme. Quelque chose, un détail crucial qu'il avait dû oublier avec le temps, qui refusait de revenir. Comme un blocage... qui l'empêchait de comprendre. En fait, c'était comme s'il refusait même d'arriver à cette conclusion, au fond. Il n'arrivait pas à lutter contre ça, car dès qu'il essayait de le faire, une peur enfouie en lui refaisait surface. Une peur mélangée à de la tristesse. Si frustré qu'il fut de ne pas avoir la solution de ce mystère, les émotions l'empêchaient d'avancer, bloquaient l'accès à son passé.

Kaëlan attrapa une des jolies plumes noires du corbeau et la fit tourner entre ses doigts. Son mal de crâne était revenu. Et son coeur paniquait. Il préféra changer de sujet.

-Tu voulais jouer à un jeu, c'est ça ?

Le gardien esquissa un petit sourire malicieux et amusé. Il avait trouvé un moyen de se divertir, mais aussi d'assouvir sa curiosité par rapport à la créature qui lui faisait face, si cela marchait comme il le souhaitait.

-Alors, jouons à une plume, égale une question. Je commence.

Il réfléchit quelques secondes.

-D'où viens-tu, Hugo ?

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MessageSujet: Re: Let's just steal like we did before - Kaëlan Dim 20 Mar 2016 - 23:51


Undo the storm



Tu t'en fiches Hugi de comment t'es.
Tu t'en fiches Hugi du monde qui t'entoure. De s'il va bien ou non, de si ce que tu lui fais est bien ou non. Tu penses à toi. Tu penses à toi et à ce qu'il y a dans ta tête parce que tu ne peux pas échapper à ce qu'il y a dans ta tête contrairement au monde, une fois dans le ciel, une fois dans le sommeil le monde ne peut plus t'atteindre mais ce qu'il y a dans ta tête toujours.
T'es le dieu soleil.
Ici, là dans cette pièce du bâtiment où il fait noir à l'intérieur, le soleil a beau se coucher toi t'es assis sur un bureau à parler avec une grande personne à la fois passionnante et détestable, aux mots merveilleux et ô combien tu les hais ses mots, pourtant quand tu les vois danser tu veux danser avec eux mais ô combien tu les hais les mots qui viennent de sortir de cette personne.
Il faut le dire Hugi, ici, dans cette pièce, t'es le dieu soleil et tu réclames le sacrifice de ses mots, leur érasement total, leur meurtre brutal et sans vergogne.
Il faut le dire Hugi, tu fais la gueule.

Il était si calme. Ça t'a paru bizarre même à toi qu'il ne se mette pas à hurler comme toutes les autres grandes personnes. Ça t'a conforté dans l'idée que c'était un trésor unique et une chose s'est logé profondément dans tes côtes comme une épine sombre, une dague empoisonnée mais en bien.
Tu la voulais pour toi cette personne. Il a bougé des papiers et tu n'as pas compris pourquoi et c'était un mystère et tout était un mystère et il était passionnant.
Tu vois ses couleurs changer tourbillonner autour de son crâne, tu vois comme une tâche qui disparaît bien vite, tu voudrais gratter la tâche et bientôt l’obsession te prend, tu es corbeau tu n'abandonnes rien de ce que tu veuilles.
Tu es Hugi, tu es soleil, tu fais briller les choses les plus sombres.
C'est ce qui te fait vivre de découvrir les trésors cachés, l'or perdu sous des couches de rouille.

Tu as commencé sans vraiment t'en rendre compte à taper le rythme de ses mots sur le bouts de tes doigts, t'étais à un rien de la transe à simplement l'admirer comme les humains admiraient leur idoles il y a des siècles de cela, comme ils admiraient le ciel et toi dedans, le messager du plus grand, le messager de qui déjà ?
Tu le vois se statufier dans son intérieur comme s'il voulait creuser plus loin et qu'il butait sur une pierre trop dure, tu voudrais l'aider lui tendre de la dynamite, tu sais toi ce qui cloche c'est écrit là sous un coin de sa paupière mais tu ne veux pas le dire.
Les trésors ne sont pas fait pour devenir ennuyeux.

Tu l'as regardé hypnotisé jouer avec une de tes plumes pensivement comme il aurait pu jouer avec tes entrailles ouvertes. Ya eu comme un truc dans tes yeux qui n'a pas voulu s'éteindre, un brasier qui s'est alimenté de lui-même jusqu'à dévorer ta pupille et tout le reste de ton regard. T'as retenu ton souffle. Comme si cette plume c'était toi qu'il te tenait au creux de ses doigts, t'as jalousé ta plume comme jamais, pourquoi le corbeau te gênait déjà ? Tu veux parler mais les mots s'embrouillent dans ta tête, c'est tellement plus facile d'être un corbeau fait de plumes des fois pour finir au creux des doigts d'un humain.
Et les mots ont tout brisé le charme.

Ô la haine, la haine partout sur les murs de toi, la haine qui s'écarte, qui t'enveloppe tout entier à l'évocation de ce mot terrible « question ».
Tu as ri Hugi il y a un moment, un humain t'avait dit que la question signifiait aussi la torture tu ne sais plus qui, c'était une voix-douce une voix-caresse, tu as approuvé ce choix.
Torture.
Torture.
Ce n'est pas un jeu.

Tu es tellement obsédé par l'idée, la pensée incroyable de ta déception, de ta chute et de cette colère qui ne veut pas partir de toi que la faute à ton nom ne te choque pas. De toute manière toi-même des fois tu ne te souviens plus très bien de ce que c'est de ton nom, c'est si étrange les noms, ils servent à déterminer des choses, des trucs et des machins immenses alors qu'ils sont tout petit, fragiles c'est fragile un mot si facilement écorché. Tu le vois bien toi ton nom suspendu dans les airs écorché vif, écorché à mort, tu le vois mais tu ne le regardes pas, tu n'y prêtes pas attention.
Parce que partout sous tes yeux il y a la QUESTION.

« Je viens du ciel. T'es bête ou quoi ? J'suis un corbeau tous les corbeaux viennent du ciel »

Tu dis ce que tu sais. Ce que tu penses et toujours comme une vieille malédiction qui a oublié pourquoi elle existait tu réponds aux questions de l'humanité avec honnêteté.
Tu sautes du bureau l'air pas content tu t'avances vers lui et tu t'assois sur lui, na, tes mollets contre ses cuisses, les pieds rabattus contre les tiennes de cuisses à genoux sur son fauteuil qui craque et gémit face à la surcharge pondéral et au choc parce que t'es pas doux Hugi.
Tu t'es fait mal, t'es pas habitué à ce corps tu y es allé trop fort et ça t'embête alors tu dis, tu craches des mots qui s'écrasent contre son visage en carambolage.

« C'est nul ton jeu. J'aime pas répondre aux questions c'est chiant je déteste ça vous me posez toujours des questions c'est nul et triste, les jeux c'est à propos de joie et moi je veux rire et t'entendre rire parce que la tristesse c'est un machin qui pue du cul ».

Alors tu cherches vite vite, dans tes pensées à travers le temps et l'espace, au travers des feux de camps, des nuits sans étoiles où le vent froid geint, des mouvements dont le rythme danse le long de ta colonne vertébrale teintée de plumes, tu cherches le jeu parfait à jouer avec un humain.
Il y a un souffle qui te vient de très très loin, tu penches un peu la tête, tes yeux qui se collent aux siens et le brasier là sous tes rétines qui hulule de joie.

« Une plume pour un trésor, pour une chose que tu aimes plutôt qu'une question.

Tu ne sais pas quoi faire de tes bras alors tu les mets sur le dessus du fauteuil, t'es bizarrement agencé comme ça mais les humains sont si mal foutus avec tout leurs trucs qui pendent.

« Dis-moi la chose la plus importante pour toi là maintenant »




by Astrid


HRP : j'ai pas relu ça doit être kk. si tu ne comprends pas la position de Hug je peux te faire un dessin paint et et et et. tu peux le mettre apwal ou non c'comme tu veux What a Face



« C'est la pluie au-dehors
moi je suis soleil »

Hugi plussoie cette chanson




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MessageSujet: Re: Let's just steal like we did before - Kaëlan Mar 29 Mar 2016 - 4:17


Du ciel. Il venait du ciel. Lâchant la plume noire ébène, qui virevolta gracieusement jusqu'à se poser sans un son sur les quelques paperasses qui surplombaient le bureau de manière plutôt impressionnante, Kaëlan pencha la tête d'un air absent, ignorant ce tambour de guerre qui résonnait dans sa tête, ce mal de crâne retentissant et assourdissant. Du ciel. Cette réponse à sa question le surprenait tout autant qu'elle ne le surprenait pas. A vrai dire, c'était d'une telle logique qu'il laissa échapper un léger sourire paumé mais amusé en grande partie. Il avait raison, mais cet oiseau-là était très premier degré, car Kaëlan, au final, cherchait la source des choses, le second, le troisième, voire le quatrième degré. La source, en somme. D'où venaient les corbeaux comme lui ?  Y en avait-il d'autres ? Il n'en aurait pas terminé de se poser des questions, s'il n'avait pas remarqué l'aura contrariée que dégageait son invité surprise... qui s'approcha de lui. Le gardien du musée lui adressa un sourire poli, qui s'effaça très vite pour laisser place à de la stupéfaction totale, et à un "Hey !" par réflexe. Sans trop pouvoir faire grand chose, il se retrouva avec un humain, torse nu, il n'avait pas fait attention jusqu'ici, assit sur ses genoux dans une position qui ne semblait confortable ni pour l'un, ni pour l'autre. Décontenancé, Kaëlan redressa ses lunettes sur son nez qui avaient tenté de se faire la malle entre temps, et ne put qu'assister à la soudaine colère de ce drôle d'oiseau.

Décidément, il n'avait pas fini d'être surpris. Quelle drôle de manière de s'exprimer pour un jeune homme adulte. Hey, mais attendez... il se faisait engueuler, là, non ? Le presque trentenaire ne savait pas quoi lui répondre, alors il se contenta de froncer les sourcils avec un air qui paraissait sûrement idiot, à l'heure actuelle. Bon. Au moins, il captait plus ou moins que ce gars voulait une conversation agréable, et qu'à l'instant présent, Kaëlan s'était planté en beauté. Lui qui aimait assouvir sa curiosité insatiable, voilà qu'il était dans de beaux draps. Il allait devoir patienter, ou bien abandonner complètement l'idée, non sans grande difficulté. L'amnésique ne s'attendit néanmoins pas à ce que le problème soit plus ou moins résolu de manière détournée, par celui même qui venait de le poser. Plutôt à l'étroit dans cette position, le fauteuil menaçant de se briser en deux comme un arbre sous une tempête intense, l'homme aux cheveux argentés examina les yeux de l'homme corbeau, puis s'en détourna pour réfléchir. Difficilement. Ce foutu mal de crâne l'empêchait d'utiliser l'emmental qui lui servait de matière grise, et qui pourtant, était plein de ressources. La chose... la plus importante pour lui ?

Erreur 404: Not found. Les yeux bruns de Kaëlan s'emplirent de panique, évitant du mieux que possible le regard du corbeau. Son coeur, dans sa poitrine, se mit à tambouriner à l'unisson avec la douleur de son crâne. Là ? Maintenant ? Ou avant ? Le présent et le futur s'entremêlaient, embrouillés dans son esprit, avec nombres de pages manquantes à l'appel. Il... ne savait pas... plus ? L'avait-il déjà su ? Il était vide. Le trou noir. La galaxie sans étoiles. Qui était-il, véritablement ? Il ne savait plus. Il n'en savait rien. Il n'était qu'un homme dont les pages de son histoire se déchiraient et s'envolaient, pour ne jamais revenir, perdues dans le vent. Il n'était qu'un homme effrayé par ses propres démons. Les iris en détresse du gardien croisèrent ceux de l'intrigante créature.

-Je ne...

Non. Il ne savait pas. Il ne pouvait pas répondre à cette question qui n'en était pas une. Son regard se dirigea vers la fenêtre ouverte qui donnait vers le ciel, encore plus sombre maintenant, l'orangé laissant place, peu à peu, aux ténèbres du ciel étoilé. Et là, il sut. Ou il fit semblant de le savoir, pour échapper à quelque chose de plus grand, de plus triste, et de plus douloureux pour lui. Kaëlan se détendit un peu et écarta le corbeau d'une main tremblante mais ferme, le forçant à quitter le siège humain sur lequel il était assit. Il se leva également, et alla se pencher vers la fenêtre, ce ciel qu'il étudiait depuis ce qui lui paraissait des lustres dans sa courte vie humaine. Ce même ciel, infini, qui perdait parfois ses étoiles, tout comme il perdait ses souvenirs, graduellement. Ce ciel, qui lui ressemblait tellement. Le visage pâle et le coeur lourd, il finit par répondre à ce drôle d'individu, n'étant même pas sûr de savoir s'il se mentait à lui même, en mentant également au monde entier. Ce n'était pas la première fois, maintenant qu'il y repensait.

-Le ciel étoilé... C'est le ciel étoilé.

S'il y avait autre chose, il ne voulait pas savoir. Il refusait de souffrir à cause de souvenirs éparpillés. Alors, Kaëlan, encore tendu, continua d'observer le ciel, sans préciser davantage sa pensée. Finalement, il avait beau aimer ou détester des choses ou des êtres, il en oubliait les trois quarts, et il ne restait plus grand chose à part son amour pour l'astronomie et l'apprentissage. Sa famille, éventuellement. Il était si... détaché du monde, en vérité. Perdu, dans la lune. Totalement dans la lune. Ou dans une autre dimension. Peu importe l'endroit, il était là sans être là. Cette variante de son jeu, n'était, de toute évidence, pas si captivante qu'il ne l'avait imaginé. Il se retournait même contre lui, puisqu'il avait manqué de faire une crise de panique. Alors, Kaëlan rit légèrement. Un rire nerveux, et pas si joyeux que ça, ne correspondant pas vraiment à ce qu'attendait visiblement le jeune homme. Pas un rire léger et insouciant.

-Tu as raison, ce jeu n'est pas très amusant. C'est un jeu bien trop dangereux pour moi, actuellement.

Il se détourna du ciel, appuyé contre le rebord de la fenêtre, faisant de nouveau face au corbeau.

-En échange de ce trésor que je t'ai offert, j'aimerais savoir quelque chose. Décris-moi ce que ça fait de voler. J'ai toujours voulu savoir.


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MessageSujet: Re: Let's just steal like we did before - Kaëlan Ven 3 Juin 2016 - 19:41


And the curtain falls for all



Les mots se troublent Hugi.
Il n'est plus l'heure de jouer.
C'est fini.
Ne pleure pas Hugi...

Les mots reviendront.

Tu ne vois plus ses yeux, ils se sont perdus dans un brouillard. Tu voudrais effacer le brouillard Hugi, il cache les jolies choses que toi tu veux voir de ton ta supernova, si le machin entre tes côtes qui parfois t'enserre à faire mal.
Une fois qu'il t'a abandonné à côté du fauteuil comme une peluche en mal d'amour face à l'enfant trop grand, tu t'es rassis sur le bureau entraînant la chute de quelques feuilles – inutiles selon ton sens de priorités. T'es là à l'écouter sans plus ni voir ses mots ni voir ses yeux. Ta magie t'abandonne et à l'écouter sans savoir pourquoi tu commences à te sentir vide Hugi, à sentir par empathie ce manque qui le ronge et te ronges aussi.
C'est terrible les rongeurs, ça s'y prend petit à petit, tellement de minuscules bouchées qu'on les pense inoffensives, qu'on laisse faire parce qu'après tout où est le mal ?
Puis nous finissons avec des pans entier de soi qui manquent et nous les recherchons, nous plongeons dans des tas de trucs pas cools pour espérer ne serait-ce que s'en souvenir.
Leur mémoire ne revient jamais.

Mais ce n'est pas triste, non ce n'est pas un truc triste, presque un machin à avoir du bien et du mal dedans mélangés.
Toi non plus tu n'aimes pas oublier Hugi mais ça te soulage tellement pour voler, tu te sens si léger après, si libre de tout ce qui aurait pu t'enfermer.
C'est ce qui est terrible avec les jolies choses, elles t'attirent tant et tant qu'au final tu les oublies pour être libre. Tu fais de même avec ce que tu n'aimes pas, au final Hugi ce dont tu te rappelles n'est jamais vraiment l'important qui pourrait donner un sens à ta vie.
Tu n'as pas de raisons d'exister si ce n'est que tu aimes vivre et voler.
Ça te suffit.

Il faut pourtant comprendre Hugi que cela ne suffit pas aux hommes, ils se raccrochent à ce qu'ils ont été, à ce qu'ils ont aimés pour supporter les lendemains.
Ils ont besoin de rêver pour ne pas crever sur pieds.

C'est pour ça que les hommes mentent et se mentent à eux-mêmes Hugi, eux aussi aiment vivre.

Tu as beau ne plus voir ses mots tu sens son mensonge dans l'air, comme une menace lourde et paisible. Tu voudrais lui dire Hugi, tu voudrais lui dire sa terrible vérité et pour la énième fois elle te fait peur, tu préfères te taire toi le piaf qui peut piailler pendant des heures sur la nuance entre un coucher de soleil et le clair de lune.

« Ce n'est pas un trésor ta réponse c'est beaucoup trop triste pour ça et il y a du mensonge en son dedans. Les trésors sont toujours joyeux et ils brillent beaucoup beaucoup plus que les étoiles »

Tu t'approches de lui Hugi, tu ne sais pas quoi faire tu ne te soucies pas des gens ce n'est pas toi, tu veux juste survivre et t'amuser le plus de temps possible en ce monde.
Puis un jour te rendormir quand tu en seras fatigué et attendre le monde suivant.
Mais.
Tu es fais de contradictions Hugi.
Alors il existe toujours un « mais » à tes vérités.

« Voler c'est comme respirer en mieux. Je te le dis parce que tes mots étaient beaux et ils dansaient tout à l'heure et je voulais danser avec eux très très fort. Même si je ne peux plus les voir maintenant j’aime tes mots autant que je peux haïr les questions. Voler c'est être le souffle qui sort de tes ailes, c'est voir le monde en étant le plus grand des dieux et sentir ce qui est en vie en nous même ce dont on n'est pas sûr comme les plumes. »

Un souffle mais le Hugi ne va pas s'arrêter en si bon chemin.

« Quand je vole je deviens une étoile cachées par le ciel je deviens un trésor et c'est merveilleux c'est triste que les hommes ne puissent pas voler mais vous avez les mots c'est merveilleux aussi les mots »

Tu parles Hugi, tu parles et tu ne t'arrêtes plus tu veux chasser la tristesse et le brouillard une fois pour toute. Leur présence ça va bien 5 minutes mais ils sont lourds à force quoi. Tu ne veux plus voir la tristesse tout autour de toi tu veux voir des soleils partout et de la lumière encore et toujours, que de la lumière même la nuit, des réverbères partout à jamais c'est comme ça que tu veux ce monde même les trucs mauvais mais pas la tristesse ça non.

T'es tout près de lui maintenant. Et sur ton visage qui perd de son humanité face à la joie sauvage que tu développes en arme face à cette pute de tristesse qui te colle à la peau, un sourire trop grand jaillit.
Dans tes yeux bleus et noirs, la pupille prend toute la place, le cœur en déraillage total qui crépite des étincelles contre le fer des destinées, tu lui lances les mots de la fin, de la fin des combats, ce que tu voudrais être tes derniers mots parce que ce sont les meilleurs que tu saches dire, parce qu'ils sont ceux qui te définissent le mieux.
Tu es la pensée impitoyable et téméraire qui se traduit sur le champs en acte.
Tu es Hugi.

« Un jeu amusant alors ? Le jeu des câlins ! »

Que dire de plus ? L'écart entre toi Hugi et lui, ta nouvelle merveille est comblé.

Puis il y a le contact. Cette chaleur que tu imagines très bien être celle d'une étoile qui te contamine via l'autre. Le rassurement que tu contamines à l'autre. Oui, comme les étoiles très très lointain, la peau et le corps matériel qui éloigne, la réalité like a bitch qui oblige à veiller à des milliers de distance plutôt qu'au dedans mais pourtant. Là.
Tu es là. Avec lui, contre lui, contre la réalité qui ne pourra rien faire à lui contaminer toute joie que tu as pu un jour avoir.
C'est une honte que tu n’ai jamais été réellement nommé dieu-soleil. C'est une honte de disparaître maintenant. Tu voudrais vivre des millénaires encore avec lui.
En effaçant le brouillard, en ouvrant les portes de sa mémoire.
En l'aidant comme tu n'as jamais aidé personne parce que tu ne connais pas la pitié.
Mais l’amour oui.
Et tu te souviens d'avoir perdu par trois fois ta maison.
Tu souhaiterais tellement ne jamais la perdre encore.
Tu souhaiterais ne pas te sentir ici comme chez toi.




by Astrid




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Let's just steal like we did before - Kaëlan

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