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Rencontre.... Titanesque ! [Pv : Nidhögg]

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INSCRIT(E) DEPUIS LE : 14/07/2015
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MON ÂGE : 26 ans physiquement & Trop vieux pour s'en souvenir
ARMES&POUVOIRS : ∞ Métamorphose humaine : Capacité de prendre forme humain. ∞ Incandescence : Maîtrise et contrôle des flammes. ∞ Feu Follet : Création de deux boules de feu qui espionnent pour lui. ∞ Dynamite : Consiste à faire exploser un objet au moindre contact.




MessageSujet: Rencontre.... Titanesque ! [Pv : Nidhögg] Sam 5 Sep 2015 - 1:14



Fear, Angry, Sadness



Un enjambement de tronc. Un regard ici et là. Rien de plus naturel qu'une forêt immense en-dehors de ces murs. L'air est doux, quelque peu sec.... L'atmosphère un peu frais. Un frisson le transporte plus loin et plus vite. Le froid se fait sentir. Il fuit. La brume de chaleur qui s'échappe entre ses lèvres. Tout ça c'est de sa faute. Tout l'est. Il court aussi vite qu'il le peut. Ses jambes ne font que le ralentir. La nuit sombre laisse la lune éclairer son chemin. Il évite les arbres morts, il saute par-dessus, esquive. Un regard en arrière. Il n'a plus cette sensation d'être suivi. Il sourit, se laisse porter par sa démarche humaine. Immense dédale de verdure, il observe chaque recoin comme si cela est intéressant. Cela doit l'être. Il n'est pas curieux pour rien. Cette silhouette avance comme si de rien n'est, comme si elle ne craint personne. C'est mentir que de l'affirmer, mais actuellement il n'a pas peur. Il respire, hume, l'air autour de lui comme si cela lui fait du bien. Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres fines. Il va avoir des ennuis ? Non. Il a terminé plus tôt, il a galéré à nettoyer en vitesse les assiettes ; ses doigts, ses mains, sont égratignés, rouge. Il n'aime pas l'eau, mais se force à rester le plus fidèle à l'image humaine qu'il s'est fait au cours de son existence.

Pourquoi court-il ? Pourquoi a t-il courut, est là, la vraie question. L'important de fuir quand le danger devient menaçant et trop présent, c'est bien sûr pouvoir survivre. Il ne craint pas grand chose, il n'a pas vraiment peur. Il sourit devant le danger et le provoque. Il est lui-même un danger. Au milieu de cet océan végétal, il ne peut qu'être tranquille. Ses iris qui s'illuminent sous la noirceur des ténèbres nocturne. Un doré qui n'est pas discret. Une main qui masse sa nuque, un soupir qui lui échappe. Il ne lui reste pas longtemps avant de disparaître physiquement. Les lucioles le suivent de trop près. Sa démarche reste légère et détendue. Il n'a jamais vu aussi loin que le désert, il apprécie ce qu'il voit et déteste le froid qui l'attrape. Malgré son jeans, son keffieh attaché au hanche, son débardeur blanc et sa veste, il a froid. Il sent que c'est pas réellement normal en cette saison, même s'il est près des montagnes, il ne doit pas faire aussi frais. Mains à plat, l'une contre l'autre, il souffle sur le maigre espace. Sa peau se réchauffe, son corps s'enflamme de l'intérieur, gardant une température adéquate pour sa propre conscience.

Chaque passage près d'un arbre le rend nostalgique. Il sent que le passé lui manque. Il sait que la nostalgie est son quotidien. Chaque pas qu'il fait le rapproche de ce terrain verdâtre que la lumière de la lune laisse entrevoir. La lisière semble trop proche pour que ce soit vrai. Il pénètre dans cet espace clos, dans cette immense mer botanique. Son regard incandescent se perd dans chacune des nouveautés qu'il peut apercevoir. Ses doigts crépitent. Des étincelles, des flammèches se forment par poussière. Il vient risquer sa vie ici ? Tout cela pour fuir quelque chose qu'il a sûrement inventé.

Paranoïd.

Son passé. Sa vie. Celle qu'il mène actuellement. Tout cela n'incombe qu'une chose : la perdition dont il est victime. Mal du pays. Besoin de partir loin. De fuir dans le lointain. Peu importe s'il a un travail comme couverture. Peu importe s'il a déjà des amitiés de tissées. Peu importe le monde actuel. Il fuit la réalité pour se retrouver ici. Il ouvre les bras, profite du bon air, sourire tendre aux lèvres. Il se rend compte qu'il n'a jamais autant aimé la nature simple depuis qu'il se mêle à cette nouvelle humanité. Il s'arrête de marcher, s'assoit dans l'herbe haute comme un petit chenapan. Son regard est vague. Sa pupille semble disparaître, le doré dominant tout l'iris, s'intensifiant en clarté.  En tailleur, il prend position comme d'une personne qui médite et ouvre les mains. Deux petites boules se forment. Elles prennent vie et s'enflamment brusquement. Bleu et rouge. Elles fuient dans la forêt, parcourent la distance dans un flottement qui les rendent graciles et dansantes. Le Kami ne voit plus rien. Il est aveugle. Son esprit ne fait que garder le contact psychique avec ces feux follets. Elles lui montrent ce qu'il doit voir. Elles galopent le vent, virevoltent entre les branches. Il voit tout. Il voit loin. Il sent sa chaleur le quitter pour accompagner ces lueurs lointaines, les alimenter. Chacune des actions de ces créatures ne font que l'affaiblir, mais il a besoin de savoir s'il est paranoïaque. Savoir s'il doit se méfier de ce monde, malgré qu'il y vit depuis le début, le commencement. Une luciole disparaît. Un cri se fait entendre. Souffrance. Il ne sait pas ce qu'il s'est passé. Il n'a rien vu venir, mais la douleur arrive très vite, le lacère vivement. Il ferme un œil, sa main poser sous sa paupière. Il sent son œil lui faire mal. Pourtant, ce dernier feu follet vole loin, il accélère pour couvrir le plus de distance. Il voit des animaux, il voit des campeurs, mais il ne voit pas l'origine de sa souffrance. Luciole bleuté, cyan. Elle revient en vitesse vers lui. Elle contourne rapidement les arbres, les branchages, pour revenir auprès de son créateur. Il souffre, mais la douleur est bien fugace pour ce qu'il a enduré pendant sa longue vie. Pourtant, il sent le feu follet être pris d'une émotion qui se lie à la peur.

Il tourne la tête. Il n'a pas rêvé, il n'est pas fou. Soulagement qui fait place à la méfiance. Il sent son être bouillir des flammes qui le constituent. Il souffle d'entre ses lèvres une petite flammèche.