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Daiklan-Ilhoss Jones

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MessageSujet: Daiklan-Ilhoss Jones Dim 3 Mai 2015 - 17:48

Chasseur de divinités
Daiklan-Ilhoss Jones
"Un Dieu, ça se prend pas à la p'tite cuillère. On se farcit ça avec passion, c'est pas du sirop de cassis."

Présentation




Nom : Jones.
Prénom : Daiklan-Ilhoss, mais abrégez ça en Daiklan, c'est plus simple et plus classe.
Sexe : Femme.
Âge : 24 ans.
Sous-groupe : Pawn.
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
Métier : Chasseur de Divinités.
Personnage d'origine : Riot Game | League of Legend - Vayne
Vayne | League of Legend




Caractère



Suite à votre première rencontre avec la jeune brunette, un mot vous viendra immédiatement à l’esprit : atteinte. C’est une cinglée, doublée d’une suicidaire ; s’attaquer à — beaucoup — plus gros qu’elle fait partie de ses plus grandes passions. Et, pour parvenir à son but, elle a des "plans". Et de plans, il n’en existe pas de plus machiavélique, de plus bizarre, de plus risqué, de plus tordu, de plus insensé. Elle peut passer par les chemins les plus absurdes pour atteindre son objectif. Hélas, il ne s’agit pas là d’un courage ou d’une hardiesse démesurés, mais bien d’une imprudence qui lui est véritablement dangereuse. Elle est capable de prendre des risques énormes sans sourciller ; pour la jeune femme, les dommages collatéraux importent peu, du moment que la visée est bouclée.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle est tout sauf irréfléchie. Chacun de ses stratagèmes est conçu avec soin, chaque détail remarqué, chaque danger analysé. On aura toujours l’impression que ces actes sont hasardeux, mais rien n’est plus faux. Soyez certain que, quel que soit l’invraisemblable plan que Daiklan vous expose, elle est parfaitement consciente de ce qu’il engendre.

En plus de cela, on peut aisément dire qu’elle est assez égocentrique. Dans le genre où elle est toujours persuadée d’avoir raison, que, quelle que soit son idée, ce sera toujours la meilleure, celle qui conduit au succès, et qu’elle se considère parfois comme une sorte de petit génie. Parallèlement, elle se fait confiance plus qu’à n’importe qui. Allant de paire avec ce fait, c’est une entêtée de première classe, incorrigible, tenace et indocile. N’oublions pas non plus qu’il s’agit d’une femme… D’une vraie femme. Elle aime qu’on la regarde, qu’on la complimente. Vous remarquerez sans doute qu’elle parle fort, qu’elle illustre et amplifie ses actes et paroles de grandes gesticulations, de mimiques et de grimaces dramatiques, de postures théâtrales. Son rire est tonitruant — et fait tomber les ardoises des toits, comme certains le disent —, sa voix monte en crescendo. Mais tous ces artifices, à l’inverse de ce qu’on pourrait être amené à penser, ne sont pas des manières peu subtiles de se faire percevoir, mais l’intégralité de son comportement naturel ; c’est une surexcitée hyperactive, elle ne tient pas en place, est constamment en mouvement, trouvant toujours quelque chose à faire ou à dire. La perte de temps et l’ennui lui font horreur : elle est toujours motivée pour tout. Une tornade pleine de vie, entre autre.

Car oui, si Daiklan est sans conteste une demoiselle parfaitement exaspérante, elle est aussi très chaleureuse, enthousiaste et dynamique. Au quotidien, elle arrive à tourner n’importe quel détail à la dérision : entretenir une discussion sérieuse avec elle plus de cinq minutes relève de l’exploit. Et, pour en rajouter encore plus, c’est une redoutable bavarde. Lorsqu’elle vous aborde, soyez certains qu’elle ne vous lâchera pas avant un bon bout de temps. Il faut vraiment que la situation soit critique pour qu’elle se montre grave et concise. La jeune brune peut vite s’avérer lourde à supporter et fatigante pour son entourage, encore plus si vous êtes vous-même de tempérament impatient et sérieux. Mais elle peut tout entendre de manière impartiale ; aventureuse et épanouie, elle se sent à l’aise dans n’importe quel milieu. Tout en étant l’opposé d’un esprit calme et serein, elle est très difficile à énerver, et rarement de mauvaise humeur. En fait, la seule présence d’une personne suffit à lui rendre le sourire. Et, au final, ses colères ne durent jamais bien longtemps. Également, elle est assez fougueuse, réactive et bouillonnante dans sa manière d’être ; le mélange avec son excentricité peut donner quelque chose d’extraordinaire, soyez-en sûr.




Biographie



Rien qui puisse m'insuffler de la fierté d'une manière ou d'une autre, je le crains. Autant vous dire que mon enfance ne s'est jamais vraiment parée des couleurs de l'héroïsme. Ni de par mon milieu, ni de par mes actes, elle n'a pu retourner la face glorieuse de son tableau.

J'ai un papa. Dessinateur. J'ai une maman. Vendeuse de bonbons. J'ai un frère. Étudiant en art. J'avais un chat. Tué dans un duel à mort avec un autre chat.
Pour reprendre du début, je suis née un 29 avril, je crois, en tout cas c'est toujours à cette date-là que je me lève une marguerite et que je vide mes trois doigts avec un morceau de tarte. La date n'était pas ce qui semblait le plus important, pour mes parents. C'était surtout le fait que c'était un jour orageux, et quand on dit orageux, c'était pas deux nuages blancs qui crachent un peu de flotte à la campagne. Quand on dit orageux, on parle d'un orage, un vrai orage qui soulève la terre en des jaillisements de boue, qui fait hurler les battements de son eau contre les toits et ébranle de toute sa volonté et sa violence les murs et les âmes qui s'y cloîtrent. Mes parents, ils étaient persuadés que c'était un signe. Le gosse allait avoir quelque chose de spécial. Quelque chose qui prenait figure de cette puissance naturelle, qui fait vibrer son univers et chanceler ses éléments.

J'avais des parents un peu timbrés, je le conçois ; autant vous dire qu'en ma propre personne, le sujet de tous ces espoirs, j'allais trouver le moyen de les décevoir au plus haut point. Étant un bébé, je m'en foutais, et mes parents, ils pouvaient pas savoir. Du coup, on pouvait envisager que j'avais la vie devant moi sans aucune carte battue.
On me donna un prénom masculin. Un prénom composé masculin. Attention, pas deux prénoms, un seul prénom formé en deux, avec un tiret au milieu. Maman trouvait que ça résonnait joli à l'oreille avec mon nom de famille, et comme papa ne sait pas dire non à maman et qu'en plus il pensait la même chose, ça s'est fait. J'avais mes cartes en main, et là, ça allait plutôt bien pour tout le monde.
Mon frangin est né deux ans plus tard. Pour faire une double-face, il lui ont donné un prénom féminin, Ophélie, parce que c'était mignon qu'ils trouvaient. Moi, j'avais pas d'avis. Du haut de mes deux ans, c'était pas dans mes priorités.

On était pas pleins aux as si vous voulez, et les fins de mois piquaient les doigts. On respirait un peu les soucis financiers, parfois. Par contre, mon père et ma mère ont tout mis en oeuvre pour qu'on puisse bénéficier d'une éducation correcte. Là, j'ai fait tomber ma carte, et le tour puait la merde. En sale môme, j'ai gâché ce geste maternel. J'étais une élève médiocre, on peut dire ça comme ça, qui souffre en plus d'hyperactivité. Le petit coup de l'orage s'est vite fait oublier ; par contre, Ophélie a direct montré qu'il transformait en or tout ce qu'il effleurait. Pas agréable pour moi. Je suis entrée au collège avec une étiquette dans le dos intitulée chahuteuse et une série de bulletins qui craignaient à mon pied. Moi et mes résultats dans le rouge on a fini par tourner un peu le dos à la scolarité, j'ai allumé mes premières clopes et décapsulé mes premières bières. J'ai pris cette habitude en même temps que le profil de la sale gosse finie du haut de son adolescence, qui inévitablement venait travestir mes traits physiques et mentaux. Je craignais. Puis j'ai fait du sport, pour m'occuper en grande partie. J'ai noyé l'entièreté de mes journées dans la sueur et l'adrénaline, dans une dynamique qui finit même au cours des années par m'arracher de ce cercle vicieux qui entraîne tant d'adolescents dans sa spirale, par me faire enjamber cet écart qui, bien que sans impliquer en mon cas une quelconque prise de conscience, m'aurait rendue fière de moi-même si seulement cette pratique ne se voyait motivée que par l'envie justement de laisser tout ça derrière. Là, ce n'était pas le cas. Si les débuts allaient dans cette direction, ce fut plutôt la passion qui forma le reste des années.

C'était une nouvelle carte que j'avais glissé sur le feutre du tapis de jeu qui constituait mon existence. Une carte que la précédente ne pouvait que difficilement me laisser envisager ce nouveau visage, cette nouvelle facette. J'ai eu de la chance, on peut le dire. En cet instant, j'étais... Contente. Non pas uniquement pour mes premiers touchers avec l'athlétisme et parce que je tenais mon footing tous les matins : aussi car enfin, l'image de moi plus tard, que je dessinais venait de prendre un angle nouveau, une figure transformée. C'était joli, c'était blanc, c'était tout pleins d'as de pique ; c'était la niaiserie de la jeunesse. Mes cartes me semblaient être toutes en mesure de trouer le plateau de jeu. Il fallait dire que c'est meilleur pour le moral d'y croire qu'autre chose.

Ophélie a excessivement agrandit son cercle d'innombrables possibilités de carrière au point d'en crever le plafond, et a mis les voiles vers un pensionnat à l'année spécialisé dans l'art, papa a apprit à faire la vaisselle, le chat est mort au coin de la rue, maman a décidé de se prendre en main, autrement qu'à la maison en repoussant toute idée de travailler, et se fait embaucher dans une confiserie, quelque chose comme ça. À vrai dire, je n'y prêtait pas grande attention, l'esprit plus occupé par mon propre avenir qu'autre chose, dans un automatisme implanté depuis toujours à ne penser qu'à ma gueule, ma personne étant mon square de jeu, ma conception des choses s'articulant autour de mon propre être et de mon propre jeu de carte.
Maman rentrait tard, maintenant. Quand j'entendais le bruit métallique de ses clés dans la serrure, papa s'était déjà endormi la tête sur le chevalet et le nez dans la peinture comme il le faisait à chaque fois. Ophélie devait sûrement ronfler au fond de son dortoir aussi. Je voyais les jours se succéder de cette façon, entre mes petites nuits et mes petites journées, ils se tissaient un long fil sans embûches et effroyablement lisse. Autant je passais des heures à étudier mon propre cas, autant je n'entreprenais rien pour construire quelque chose avec les lambeaux de mon existence.

(...)

J'ai fêté mes dix-huit ans.
Maman voulait faire un gâteau, une chose du type. J'ai refusé, mais j'ai levé ma marguerite et vidé mes trois doigts, pour la première fois de ma vie. Inconsciemment, sans le vouloir, j'espérais-là la venue d'un tournant positif. Malgré ce quotidien fade que je menais ou plutôt qui me menait lui-même, comme un reflexe à partir d'un corps endormi, qui empoisonnait cette partie de moi. Je me suis demandé comment j'avais trouvé le moyen d'espérer le changement. La nature humaine était donc faite ainsi ? Ou j'avais un sérieux problème ? Je n'ai pas pris le temps d'y penser. Je suis tombée amoureuse.

Il s'agissait-là d'un sentiment qui m'était trop inconnu pour que ma conscience personnelle puisse en modeler mes actions. J'avançais en tâtonnant, uniquement guidée par le contact du bout de mes doigts contre les reliefs inéprouvés de ce que l'Homme appellait Amour. C'était incompréhensible. Boum boum. Je sentais mon coeur marteler ma poitrine, sans aucune raison valable que son odeur masculine dans mes narines. Quand je lui ai parlé, qu'il m'a parlé, sa voix s'est portée en écho et m'a fait frissonner. Il s'appellait... Comment, déjà ? Son nom ne m'avait pas paru important, sur l'instant...
Je me souviens surtout de son visage.
C'est un visage fin, harmonieux ; beau, même.
... Alisen. La douceur de cette appellation allait de paire avec la finesse de ses manières, de ses gestes, de ses mouvements. Qu'aurais-je bien pû imaginer de lui, autre que l'image qu'il me montrait ? C'était ni plus ni moins qu'un gars normal.
Le pas s'est fait en même temps, dans les deux sens.
On a emménagé ensemble.
Cette carte-là, ce n'était pas celle que j'avais prévue.

Puis un soir, un soir dont le déroulement anodin n'aurait en aucun cas pu me faire prévoir quoique ce soit d'inhabituel, il m'a dévoilé qui il était. Ce qu'il était, pour être plus précis.
Je n'ai pas très bien compris. Mon cerveau, ma profonde certitude de l'ancrage perpétuel et couvrant de la normalité liée à ce long cours inexpressif qui constituait mon existence, dévorait toute la partie de moi qui me murmurait que le surnaturel avait également sa place physique au sein de ce monde véritable. Dans ce milieu idéaliste de l'état présent, qui se faisait l'essaim d'individus concentrés, j'avais tué à mon tour ce qui m'aurait permis de comprendre tout de suite. Là, par-dessus ses paroles que mon esprit rendait vagues, je ne voyais qu'une chose : cette inimaginable persuasion. Cette conviction effrayante. Il m'a parlé de magie. Je l'ai scruté ; il était sobre. Je n'ai rien dit - j'avais peur. J'avais peur pour lui... De lui. Il m'a parlé de vampires. Il m'a parlé de dieux. Il l'a parlé de l'histoire, l'Histoire, celle que les Hommes n'avaient pas écrite pour se protéger de cette prétendue réalité. J'y croyais à moitié et, effrayée, je devinais que mes sentiments envers lui encourageaient ses paroles à venir faire plier mon esprit sous la dureté des coups du réel... De ce qu'il dépeignait comme le réel. De ce que j'avais, malgré moi, de plus en plus de conviction à dépeindre comme le réel. Et je ne comprenais toujours pas.
Finalement, il s'est attardé sur un dieu en particulier. Puis sur lui-même. Puis sur un Docteur ; il les a reliés d'un lien, tous les trois. J'ai failli vomir, je crois qu'il s'en est aperçu, mais je n'ai rien dit, peut-être parce que je n'aurais pas pu. Je l'ai regardé de travers, alors qu'il continuait de parler. Sa voix, qui autrefois se modulait d'accents délicieux à mes oreilles, m'était presque insupportable. Et ce qu'elle traduisait aussi, à travers ses intonations masculines ; il était heureux. Heureux de cette situation, heureux quant à partager ses pensées, son propre corps, sa propre vie, avec un dieu. Un dieu qui pouvait prendre le contrôle sur lui, un parasite, un microbe. Une impureté. Il était heureux ! Une inexplicable rage a crispé chacun de mes muscles. Ce n'était pas tant le fait qu'il m'ait caché tout cela qui me faisait grincer des dents, mais plutôt qu'il accepte ainsi de construire un présent et un futur, qui en temps normal aurait dû lui appartenir pleinement, avec... Un dieu !
Je me suis levée de ma chaise et je suis sortie dans le noir.
La couverture que les humains avaient jeté sur le monde venait de tomber en lambeaux. Je voyais le vide partout, en chaque passant couche-tard claquant leurs talons contre le bitume. Pire que des âmes creuses coincées dans des pantins de chair formant des êtres décharnés, je ne pouvais m'empêcher de voir là l'oeuvre des dieux. Cette impression qui rendait ces corps si laids, à l'image de ces pollueurs. En passant devant une fenêtre basse, le verre me renvoya dans la lumière orange des réverbères un reflet identique. Moi aussi, j'étais comme eux. Je ne faisais pas exeption à la règle.
Je me suis secouée.
Non, nous ne dépendions pas des dieux. Non, jamais le monde ne leur avait appartenu, ni les êtres qui y habitaient. Preuve en était, les Hommes ne se portaient que mieux en leur absence. Nous n'avions pas dégringolé et touché le fond alors qu'ils avaient disparus, et cela me suffisait pour l'instant.
J'ai respiré.
J'ai laissé mon tour passer.

(...)

Suintement. Pourquoi avais-je si mal alors que je ne saignais pas ?
Pourquoi, alors que sa véritable nature m'était à présent connue, me fallait-il autant de temps pour combler ces sillons septentrionaux ?
Méritait-il la mort ?
...
J'ai pensé aux dieux.
...
Aux dieux. Et comme à chaque fois que mes pensées divaguaient vers eux, j'ai senti la même rancoeur, la même amertume, qui tuait les sens et noyait les réflexes, que le soir - le soir d'avant ? celui d'encore avant ? celui d'il y a six mois ? Je n'y prêtait guère attention.
J'ai pensé aux dieux, au soir, aux cris... Les miens, je crois que c'était les miens. Alisen ? Ma voix grimpa dans des aïgus et se fendit des accents de l'inquiétude sur la dernière syllabe, sans que je sache pourquoi. Ou plutôt, en sachant trop bien pourquoi. La torpeur angoissante des tâches d'obscurité me dressa les cheveux sur la nuque. Al... Mon timbre s'étrangla sur la fin. Les meubles avalèrent l'écho, mais ce fait qui témoignait de leur présence invisible n'était pas pour me paraître familiers. ALISEN ! Jamais je n'avais hurlé aussi fort de ma vie. La tonitruance de ce cri fut la principale cause qui mût les membres de mon corps, et un bond me porta vers l'avant. Chose inhabituelle, je sentais mes chevilles trembler alors qu'elles se pliaient en absorbant les ipacts contre les marches, et pire que tout, une sueur glacée qui dégoulinait dans mon dos. Comme si la froideur malsaine de l'endroit s'opacifiait au contact de ma peau. Je n'aurais pas dû me sentir aussi éprouvée alors qu'il n'y avait peut-être rien de grave, qu'il était simplement sorti prendre l'air ou je ne sais quoi.
C'était les miens, définitivement. Je me souviens aussi de quelque chose que j'avais rarement senti, que je n'avais pas reconnu tout de suite, qui s'était glissé jusqu'au coin de mes lèvres et s'était épendu sur ma langue dans toute son étrange sapidité. Je pleure ? Le goût salé se mêlait à autre chose, un truc plus âcre et plus épais : une sueur septentrionale ; pas la sueur qui détrempait après le footing ou deux heures d'entraînements soutenu, une sueur morbide et malsaine, qui coulait dans les yeux et le long du nez, s'emparait de la peau et la déformait en un relief frileux injustifié. Je pleure, j'crois bien.
Méritait-il la mort ?
Personne ne la mérite. Encore moins par leur faute, à eux.
Et eux, la méritent-ils ?
...
Personne.
Personne, et pourtant... Je voulais croire qu'ils étaient nés pour mourir un jour, ces êtres qui n'étaient pas, ces êtres qui voulaient le pouvoir sans la sueur et la gloire sans l'effort. Ces êtres qui ne pouvaient vivre qu'à travers l'adoration humaine. Ces êtres qui ne pouvaient être par eux-mêmes, à peine matériels, constitués de vapeur. Ils ne rimaient à rien. La reconnaissance aveugle étaient à part entière les engrais de cette crasse à l'échelle divine, cette petite raclure qui suintait et infectait. Je voulais croire qu'ils étaient nés pour mourir un jour.

(...)

J'ai entrepris des recherches poussées au possible sur cet ignoré revers du monde afin de m'y trouver une place. Cette fois-ci, c'était plus qu'un désir de vengeance. Cette fois-ci, j'avais abattu mon as de pique. Appréciation satisfaite de cette victoire doucement consommée ; cette victoire sur le passé. Aujourd'hui, je me tenais enfin face à cette porte entrebâillée sur un futur délicieusement inconnu, celle que j'attendais depuis dix-neuf ans.
J'ai trouvé l'assassin d'Alisen.
L'assassin du microbe qui l'avait infecté, aussi. Peut-être ce qui m'a permis de ne pas complètement le haïr. Ainsi qu'avec le fait qu'il soit la première personne connue à comprendre un petit peu ce que je ressentais envers eux. Je l'ai trouvé.
Disons, plus modestement, qu'on s'est trouvé tous les deux. Un Chasseur de divinités... J'ai peiné à croire à ma chance. C'était la clé de la porte. Ma clé.

(...)

Durant mes années d'apprentissage, il m'apprit ce qui se fit la presqu'intégralite de ce que je sais faire à présent. Il m'apprit à me déplacer sans bruit. Il m'apprit à courir plus vite, à grimper plus haut, à soulever des poids importants afin de développer mes muscles, dans un rapport au corps aiguisé à son paroxysme. Il m'apprit à tirer à l'arc, puis à l'arbalète. Ce fut l'arme que je choisis d'utilisation, et qui devint ce que l'on appelle dans le métier mon arme anti-divinités.

Puis il m'a dit ce que, depuis le début de ma formation, j'attendais autant que je redoutais. Il m'a dit qu'il était temps que je me débrouille seule. Que ce qui me restait à apprendre, c'était moi qui le découvrirait par moi-même... La liberté avait un goût de larmes.

J'avais mon jeu de cartes à pleine main, et c'était moi qui décidait de mes actions. Et enfin, je récupérais ce que toujours, même inconsciemment, j'avais voulu comprendre, toucher, posséder pour moi.
Mon identité.




Pouvoirs et Armes



ARBALÈTE | Son arme anti-divinités, qu'elle utilise depuis le début de sa formation. Elle n'a d'effet que sur les dieux et les demi-dieux, bien qu'elle ne puisse que blesser ces derniers, et non pas les tuer. Les humains y sont insensibles.

LUNETTES | Au départ conçues pour la classe, Daiklan en a fait un objet capable de dévoiler la présence d'un dieu ou d'un hôte dans une vingtaine de mètres à la ronde. La coloration rouge de ses verres est uniquement là "parce que ça fait joli", comme notre demoiselle le dit.

ÉNERGIE | Sans être un véritable don, il s'agit-là d'une capacité qui sans conteste ne peut être complètement naturelle. Daiklan peut courir à une allure très soutenue de façon régulière pendant très longtemps, au même titre qu'elle a également la faculté de retenir sa respiration sous l'eau de manière prolongée. Cependant, il est bon de savoir que ce don ne fait qu'effacer en grande partie les sensations lors de l'action (essoufflement et tout le reste), mais n'en annule pas le contrecoup. Les courbatures qui suivent sont à la hauteur de l'effort qu'elle a fourni. Elle a par exemple couru très vite pendant un certain temps, et son corps en subit les conséquences. Elle doit également être vigilente pendant l'effort, car les "compétences" du don ne s'étendent pas éternellement.




Derrière l'écran



Ahu, huhuhu. Que dire sur moi, chers gens ?
Je me prénomme Clémence, mais j'ai de multiples surnoms aussi (Riv', Riz-Riz, DunDun, Gibbser, QuiQui, Kuku, Nyyx, PotenPoten, Carpette, N'N, Roulo, Shaxou, Champi et CuirDeVachette). J'ai découvert le coin par le plus grand des hasards enfaite, PAF, je suis tombée sur la fiche de présa de Lazare, j'ai fouiné, et valà.) Et sinon, à part ça, bin.. Je mange, je dors, je RP, je graph', je code (comme un pied de fouine mais c'est marrant), je m'exerce au lancer de cookies.
Soyez heureux, et bonjour chez vous. ♥
(Ah et faites pas attention au gif du haut, il est bidon.)

Code:
[b]Vayne[/b] de [i]League of Legend[/i] est Daiklan-Ilhoss Jones.

Code vaudou ~~


© Ju de Never-Utopia & Nyyx (Daiklan)


Dernière édition par Daiklan-Ilhoss Jones le Sam 13 Juin 2015 - 14:28, édité 14 fois
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